SCÈNE XVII
JEANNE
Ami, j'étais là.
MicuEL, passant à Batiste. (1) Cctait toi. Batiste!
BATISTE
Michel!...
Us se jellenl dans les bras Tun de Taulre. MICHEL, 'pleurant j à Max.
Et voilà riiomme que •vous... Ah! comme je vais faire votre affaire.
BATISTE
Comment? comment? Mais il est à moi, je l'ai retenu.
MICHEL
Je ne sais pas pourquoi vous deviez vous battre ; mais...
BATISTE
Vous ne pouvez pas le savoir, père Michel ; mais... MAX, passsant entre Batiste et Michel, (2)
Je vas vous le dire, moi. Je vais vous faire un aveu qui n'est pas à ma louange; mais je suis jeune, et voilà mon excuse.
TOUS
Qu'est-ce donc?...
Ici Torches Ire joue avec sourdine la ronde de nuit des Mousquetaires de la Reine, jusqu'au couplet du public.
Quand un jeune homme voitunejcunc fille, lui plaire est son seul désir; s'en faire aimer, son seul but; il ne pense qu'au plaisir, à la vanité, mais il ne réfléchit pas qu'une séduction brise Tavenir de la jeune fille et dé-
(1) Max, Batiste, Michel, Jeanne.
(2) Batiste^ Max, Michel^ Jeanne*
Afc^jwes de ta Ville cte Bmxe«6$ Archief van de Stad Brusse^
5(i LES DEUX ANGES GARDIENS.
sespèrc ses païens; S'il léfléchibsait, il neic ferait pas. — M. Michel, pardon, j'ai chcrclié à me faire aimer de Jeanne. — M'io Jeanne, pardon, je vous aimais... o!i ! mais de tout mon cœur; mais... un mariage entre nous élait impossible. M. Batiste, pardon, car, sans moi, mademoiselle Jeanne eût apprécié davantage ce cœur d'or.
JEANNE
Elle Pa apprécié, M. Max, et elle dit à Batiste : Voulez-vous que je sois votre femme?
BATISTE, jetant sa casquette pa?" terre. Ah ! nom d'un chien !
TOUS
Hein!
BATISTE, la ramassant.
Oh ! cette fois, c'est de joie.
MIGUEL, à Max, Votre franchise rachète vos torts ; quand vous viendrez nous voir, croyez que...
Le père de M. Max lui avait écrit d'aller le rejoindre, à ce qu'il m'avait dit, du moins. Il doit lui obéir.