G LES DEUX CANDIDATS
service qu'il pourrait nie rendre serait de vous décider à nous accorder au moins ce jour.
M'"'" DALBAN.
Il prendra cela pour une plaisanterie.
DUMONT
Pourquoi donc? Si j'avais des raisons si, par
exemple, j'osais prétendre à vous faire ma cour? Eh ! mais, il me vient une idée.... (bas, àM'^'^d'Alban.) qui vous apprendrait si (comme vous désiriez le savoir) voire futur époux a plus d'amour que d'ambition, (haut.) Je supposerais, comme je suis im peu mûr pour un aussi joli rôle, je supposerais, dis-je, que mon neveu s'est épris pour vous secrètement de la passion la plus vive.
DERCY, à part.
O ciel !
m"" d'alban.
Quelle idée , monsieur ?
C'est une supposition qui motiverait près de votre uleur la chaleur de nos instances, (l>as.) et vous ferailt juger de sessentlmens.... Qu'en pensez-vous, madame?
M™' DALBAN, avec une joie inèlee d'embarras.
Mais l'idée est si singulière ! et puis le rôle que monsieur serait obligé de jouer....
DERCY.
Oh ! si ce n'est que cela, madame!... un pareil rôle auprès de vous n'a rien que de facile, et vous sauriez, m'inspirer, s'il en était besoin.
M"-' d'alban.
Mais vous délourn^' par cette plaisanterie des graves intérêts qui doivent vous occuper en ce moment....