‹ Les deux candidats, ou, Une veille d'électionsChapitre 45 sur 66 · ACTE II, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IX

DERCY.

Je n'ai rien négligé pour me rendre cligne aux yeux de mes concitoyens de llionneur que je sollicite j le reste ne doit plus me regarder; c'est leur affaire. M""" d'alban.

Il n'y a rien à répondre. Vous vous sentez donc capable de jouer devant lui la passion et les grands sentimens.»* vous le prieriez l'un et l'autre de in'engager à rester? il ne pourrait, s'il était vrai qu'il eût besoin de vous, vous refuser cette légère complaisance; et moi..., je verrais le parti que j'aurais à prendre.

DERCY, hors de lui-même.

Ah! madame, quel ordre plus charmant pouviezvous me donner ! Si vous saviez avec quel transpoit je le reçois ! avec quel bonheur je vous obéirai !

m"* d'aLBAN, étonnée.

Comment donc, monsieur? qu'avez - vous ? Je ne conçois pas....

DERCY, à part.

Imprudent! (haut, avec calme.) Ne me demandiez-vous pas si j'étais capable de jouer la passion et les grands sentimens? Je vous répondais, madame.

m"* d'albax.

Eh quoi , vous ?.... ( riant. ) ah ! la réponse est excellente !

DUMONT

N'est il pas vrai ? il faudra le seconder, jouer à votre tour l'embarras.... (à part.) Feignons d'apercevoir son tuteur, (haut. ) C'est alors qu'il mettra dans son jeu un naturel , une chaleur !

m"^ d'alban.

Page 1