‹ Les deux candidats, ou, Une veille d'électionsChapitre 46 sur 66 · II.... n'en faudrait pas trop cependant · texte numérisé non relu

II.... n'en faudrait pas trop cependant

DUMONT , bas, à M"": d'Albaa, feignant d'entendre Haatinval

Voici , je crois, votre discret époux.

M™^*" DALBAN, bas, à DamoQt, et sans se retourner.

Il nous écoute? bon! ( bam, à Dercy.) Je me plais à croire , monsieur, que suivant la coutume des amans , vous vous faites plus malheureux que vous ne Têtes en effet.

DERCY.

Hélas ! mon malheur est plus grand que je ne puis le dire , plus grand que vous ne pouvez vous l'imaginer, madame.

D U M O N T , bas, à M"^' d'Alban.

Très bien improvisé !

m""" d'à LB a n, bas, à Dercy.

A merveille ! continuez.

DERCY, à part.

Elle le veut , allons ! ( haut. ) Accablé de l'affreux pressentiment que je vais vous perdre , sans espoir de vous faire agréer mes vœux tardifs et téméraires, à quoi me sert de vous découvrir un sentiment que je dois renfermer en moi-même ? Non, madame, vous ne saurez jamais à quel point vous étiez adorée !

jjTOe jj'^ LB AN , à elle-même avec surprise.

Mais quel ton pénétré !

DERCY.

Vous jugerez du moins de mes regrets quand vous apprendrez que du jour où j'eus le bonheur de vous connaître , chaque instant me découvrant en vous des perfections nouvelles , une bonté si touchante , si simple, un esprit.... supérieur à votre rang même , tant de dons enchanteurs....

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