LES DEUX CA.NDIDATS
DERCY.
Certes !
s. JEAN.
On m'avait assuré qu'il était haut, violent....
DERCY, impatienta.
Mon ami, voudriez-vous?....
s. JEAN.
Lui violent? le pauvie cher homme! il est doux comme une femme.... comme une femme qui est douce; et d'une affabilité !.... Tout à l'heure , comme il traversait les salles de l'hôtel où doivent se tenir messieurs les électeurs qui sont descendus dans cette auberge, je le voyais sourire d'un air gracieux à droite, à gauche, là même où il n'y avait personne.
DERCY.
Enfin, voudriez-vous médire si madame d'Alban?...
s. JEAN.
Madame la Comtesse ? oui vraiment , une femme
tout-à-fait charmante Je plains bien son pauvre
mari !
DERCY, effrayé.
Son mari ! que dites -vous !
s. JEAN.
Celui qui est mort.
DERCY.
Ah ! ( à part.) Maudit soit le bavard !
s. JEAN, à part.
Qu'est-ce que cela signifie.'' est-ce que par hasard il en serait amoureux aussi ?