‹ Les deux candidats, ou, Une veille d'électionsChapitre 50 sur 66 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

HAUTINVAL, COUR VILLE, au fond da théâtre. HAUTINVAL.

Je reste confondu ! Ce qu'il me doit, dit-il Je n%

sais qui me tient !....

COURVILLE

Doucement ! de la philosophie !

HAUTINVAL.

Savez-vous que la Comtesse demeure , et qu'il est trop vrai que ce petit monsieur ose être mon rival?.,, (à Ini-même.) 11 serait plaisant qu'il se fît aimer, qu'il me supplantât ! Je voudrais parbleu le voir , pour la rareté du fait.

COURVILLE

Que de faiblesse dans une âme si grande !

HAUTINVAL, à Ini-même.

A quoi bon aussi ma contrainte ? Il en jouira peu ! Que je sois élu , ou seulement sûr de l'être....

Comment , vous en doutez ! Mais s'il pouvait arriver

5l LES DEUX CANDIDATS,

que vous ne fussiez pas élu , après tant de soins ! de courses ! d'argent déboursé !... il n'y aurait donc plus de justice parmi les hommes ! C'est ce qu'on ne verra point ; le ciel !.... Allons nous mettre à table , et songez qii eu souriant à tous nos commensaux , vous souriez à la gloire elle-même. ( se tournant vers la gauche. ) Je les entends.

HAUTIÎVVAI,, effrayé.

Qui? ces gros fermiers ?

COURVILLE

Vite, allons ! changez-moi cet air nébuleux; un ton d'hilarité, un front tout rayonnant!

HAUTINVAL, ironiquement poli.

Je suis trop honoré sans doute....

( Ils remontent la scène pour sortir. )

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