SCÈNE IV
DERCY, M- DALBAN, HAUTINVAL, COURVILLE, DUMONT.
COURVILLE, tenant sons le bras quelques brochures , et parlant à la cantonaile.
Lisez , lisez toujours ! c'est du bon ! c'est du nouveau !
DUMONT , à part.
Ah ! voilà notre homme.
COtIRVILLE.
Salut à l'honorable compagnie! Connaissez-vous cet opuscule politique qui, grâce à votre serviteur, fait ici sur nos électeurs un effet incroyable? Voici les derniers
exemplaires, (il en donne à Dumunt, à Dercy , à M™« d'Alban.)
J en ai distribué plus de cinq cents. « C'est l'ouvrage « d'un bon citoyen , s'écrie- t-on en tous lieux, d'un « homme vraiment modeste ! » Je ne vous en offre pas , monsieur le Comte; (duauir malin.) vous connaissez, je crois, l'écrit.... et l'écrivain.
M""" d'aï. BAN.
Eh mais , c'est sur \ Ambition I
CO C RVI LLE.
Précisément, l'ambition.
HAUTINVAL, à part.
Ah, le malheureux!
DERCY.
Comment ! mon ouvrage ^
COURVILLE, à part.
Oh morbleu ! (haut, avec calme.) Je le savais.
6o LES DEUX CANDIDATS,
DERCY.
Vous le saviez, monsieur! Et qui vous a chargé de faire acheter et de colporter ainsi cet écrit ?
COURVILLE
L'amour de la vérité , le désir de répandre les lumières et de vous obliger, monsieur, dans cette grande circonstance.