‹ Les deux candidats, ou, Une veille d'électionsChapitre 8 sur 66 · ACTE I, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IV

DUMONT

Nous n'avons d'ailleurs qu'un choix à taire; et, quoique je ne te voie pas clans notre ville de compétiteurs bien dangereux....

DERCY, vivement.

Tans pis!... pour mon pays du moins.

DUMONT

Il n'en faudrait cependant qu'un bien appuyé, qui , s'il venait de loin....

DERCY.

Eb bien! qu'il se présente, je le désire; oui! sachez qu'aulieu de laisser ralentir mon ardeur, j'ai besoin que de nouveaux obstacles achèvent de l'enflammer.... Par un hasard heureux, c'est aujourd'hui, vous ne l'ignorez pas, c'est dans quelques heures que je suis appelé à défendre , sous les yeux de mes concitoyens , une cause d'un intérêt général, et nos droits les plus chers, je les soutiendrai! Et si mon esprit, animé par le prix glorieux que je me propose , s'élève au niveau de son sujet; mon oncle, sans craindre de se compromettre, et mes concitoyens, avant de m'ouvrir une carrière plus vaste, pourront juger si, par mon ardent amour du bien et du bonheur de mon pays , j'ai mérité leur confiance.

DUMONT

Allons, tu ne plaides pas njalf'mais cela ne suffît pas pour obtenir mon suffrage.

DERCY.

Je désire m'en rendre digne, je ne vous le demamle pas; électeur, vous êtes juge, vous ne devez céder à aucune influence.

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