‹ Les deux candidats, ou, Une veille d'électionsChapitre 9 sur 66 · LES DEUX CA]SDIDATS · texte numérisé non relu

LES DEUX CA]SDIDATS

DU M ON T

Sois tranquille !

DrncY,

Mais , mon oncle , vous n'avez pas encore vu madame d'Alban? Savez-vous quel sujet l'amène en cette ville ?

DUMONT, hésitant.

Non, pas précisément.

Dr, RCY, l'observant.

C'est sans doute chez sa tante qu'elle se rend, peutêtre.... pour y former d'autres nœuds.... (à pan.) O ciel !

(haut. ) \ OUS ne répondez pas, mon oncle, (d'un air libre.)

Je vois que vous en savez plus que vous n'en voulez dire.

DUMONT

Moi ? point ; mais qu'est-ce que cela te fait ?

DERCY.

Oh! mon Dieu, je vous demandais seulement.... A propos, ce M. Hautinval, naguère son tuteur, et qu'on nous disait si fier, si fastueux, il m'a paru si prévenant au contraire, et si simple surtout

DUMONT

Ne t'y trompe pas : quoiqu'il affiche en ce moment, et dans son équipage, et dans tous ses discours, la modeste simplicité d'un postulant , il n'en a pas moins à Paris le train et les prétentions d'un grand seigneur. Son père, toutefois, était un petit bourgeois qui, pour se faire honneur , avait acheté je ne sais quelle terre , quel comté. Le fils , héritier de la terre et de la vanité de feu son père, sollicite à présent des titres de noblesse. Déjà, tout en répétant modestement quil n'est rien , il se laisse appeler quelquefois , et sans y prendre

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