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XI. — LE PLAN DE l'HISTOIRE DE L'HUMANTTÉ

Dans ses récits et dans ses prophéties la Bible suppose à chaque page une certaine loi d'bUtoriosophîe, qu'elle ne formule nulle part, et qui n'a été découverte que dans notre siècle. C'est celle de l'évolution organique que Krause a résumée dans ces trois mots : la thète, ou l'unité enveloppée; Vantithète, ou la différentiation par l'épanouissement de forces qui étaient latentes dans l'unité primordiale, et la synthète ou leur retour à l'unité, qui reparaH sous sa forme définitive, l'organisme.

Nous aurions pu appliquer déjà cette loi à l'histoire d'Israël. L'ftge patriarcal est en efi'et celui d'une thèse où les fonctions sociales, politiques et religieuses sont remplies par les mêmes individus. Dans l'ftge suivant, qui est celui de constitution, ces fonctions se distinguent et se donnent chacune leurs oi^anes propres. Puis est venue la royauté qui, par le culte du temple et par une certaine centralisation administrative, fait de la nation un corps uni, fort et prospère.

L'histoire biblique de l'humanité, en vertu de la tHéme Im, se divise en quatre périodes par le dédoublement de la troisîèine :

a) L'Age de la thèse ou de l'économie patriarcale, d'Adam i

Hetchisédec et Abraham ; b) d'Abraham k Nébucadnésar, l'Age antittiétîque de la dispersion des peuples issus de Noé et de leur déTebppement simultané, de leur constitution en Etats et de leur loumission à la sévère discipline de la loi, Israël étant le seul penf\t: monothéiste au sein de l'humanité idolâtre; c) le premier âge synthétique de Crmification des peuples parquatremonarchiessuccessives auxquelles Israël est asservi; de Nébucadnés.ir au retour fiiliir des Juifs dans leur patrie; d) le second ftge synthétique de l'unité où le Messie délivrera Israël et tous les peuples païens du joug des monarques tyranniques et fera régner partout la justice et la paix; c'est te règne de mille ans, de saint Jean.

Cette étrange division est fondée sur les grandes phases de l'exisluice dlsraël : b) Israël indépendant ; c) Israël sous le joug des Gentils; d] Israël recouvrant son indépendance et sa place au foyer de l'humanité. £n d'autres termes, et en pénéb^nt pliu avant dans la nature des choses, nous dirons b] qu'Israël indépendant formait dans les étroites limites de la Judée le royaume extérieur et vitible de Jéhovah au milieu des nations païennes; c) que, « royaume détruit sous Sédécias, Jéhovah ne régna plus que d'une manière invisible et par soaEsprit dans les cœurs des vrais Israélites; enfin c) qu'à la fin des temps, tous les Hébreux étant fidèles, l'Etemel et son Oint exerceront par eux sur la terre entière une royauté tout à la fois extérieure et intérieure, psychique et spirituelle, intiûi'dfe et vitible, objective et subjective.

Abis nous cherchons en vain dans cette vue d'ensemble Jésus- Christ et son Eglise de la gentilité. Ila'ya,semble-t-il,paB d'autre Mesûe que celui qui doit apparaître à la lin des temps pour terrasser ses ennemis et devenir le glorieux roi d'un empire universel. L'ère chrétienne se trouve ainsi reculée de deux mille ans, et DOS nations modernes sont pour les prophètes hébreux, comme au reste pour saint Jean, chrétiennes de nom seulement et en réalité païennes. Aurions-nous bien le courage d'en appeler de cette sévère sentence de condamnation quand nous voyons ces peuples si saperstitieux ou si Incrédules, si avides des voluptés, si prompts à verser le sang, à terribles dans leurs révoltesT

Cependant cette division de l'histoire humanitûre doit nécessairement s'hai'moniser avec le plan du gouvernement etde larédemptÎMi du monde, en vertu duquel le dernier Adam, Jésus-Christ, Sauvenr en Golgotiiia, Espritvivifiantàla Pentecôte, doit apparaître non b la fin, mais vers le milieu du cours des Ages (p. 109sqq.).En effet Daniel distingue très-neUement la venue procjiaîne du Messie

Mufirant et l'ajqkarition Itrintaine du FDs da llionnte, U ieaim

et le plus puissant des monarques. L'expiation des pédiôs de lliu- Dosnité par la mort du Messie, telle que l'avait prédite Esale, sa fera donc pendant la période de la toute-puissance des Gentils, et les serviteurs du Rédempteur vivront aprës lui sous l'oppression ou du moins dans l'obscurité jusqu'à son glorieux avènement. Au reste leur œuvre sera en une parfaite conformité avec le caractèra synthétique de cet àge-là; car ils préparent par leur foi Individuelle, leur sainteté, leur charité cette ère anale de l'unité organique à laquelle les monarchies puenne« travaillent par la poli-< tique et par les armes.

Examinons maintenant c« que les prophètes hébreux noua diwnt de leurs quatre grandes périodes de l'histoire bunianilairt-

!• L'êemomit paifiarcale (2,000 ans).

La première période est celle de l'humanité primitive dont nous avons déjà résumé à l'aide de la Genèse les révélations et les traditions. On désigne d'ordinaire cet ftge sous le nom de l'économie patriarcale, qu'ont suivie l'économie de la loi et plus tard celle de la grftce.

2° La haute antiquité (1,400 ans).

Des trois Bis de Noé, d'après une merveilleuse prophétie de leur père, Cam devait en la personne de Canaan devenir l'esclave de ses fr^«8i Sem adorerait seul le vrai Dieu, et J^et, dont la (amille s'étendrait tu loin sur la terre, viendrait un jour habitw en esprit dans las tentes de Sam on il apprendrait k coiuwRr* l'Ëtemel(J]. Nous ne pourrions aujourd'hui résumer plus brièvement et plus exactement les destinées des Japhétites, des Sémites et des Camites.

Les grandes nations de ta haute antiquité sont swUes & la môme époque de leur commun berceau, étoiles ont grandi, fleuri, décUné en même temps. Ëzécbiel les compare aux arbres d'une forôt qui auraient tous crû ensemble pleins de force et de vigueur (3). Laur développement simultané contredit absolument la suocesson logique et historique que leur ont alttribuée Hegel et après toi la plupart

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des historioeopfaes oKKtarnw- Ia GcnèM m noua pwnut dono pu d'eiptiquar, par des «itAU dans révoluUon organi(|uc et Déo«-< «ire de l'atprit bumuiitaire.desdltférenceH de religion et da clvi< lisatioD qui proviennent en réalité du caraotère primordial de chaque peuple.

Ce n'est pas à dira cependant que tons les peuples de la haute «itiqaité elle^infime soient néa it la même date. IVapriB laGenèse, les Moabites iont plus jeunes que les Chaldéens, las Phérésiena et les Cananéens; lea Ismaélites et les Madianites, plus jeunes que lesHoahitas; le» Iduméena que les Ismaélites; lea douze tribus dlsraël que les Iduméens. Israël a donc pu tirer un grand parU de la oiviliasUon des peuples ses aînés, en particulier de oelle des EgjpUens, et l'on tait tout ce que la Grèce a dû & l'Orient. Hais on n'est pas en droit de conclure de là qu'il n'a pas exista plusieurs foyers primitifs et simultanés de culture matérielle et in> tellectuelle, tais que la Cbaldée, l'Egypte, la Phénicie et la Chine.

•Quand leTrès-Haut, dit Moise, partageait aux nations leur héri- 1a|e, quand ildiapersait les enfanta d'Adam, il établit les frontiàres ià peuples selcm le nombre des enfanta d'Israël (1). • Ce nombre est douze, et il serait aisé d'élever ou da réduire à douze le nombre des peuples historiques à tous les ftges de l'humanité. Ainsi dara la haute antiquité les Egyptiens et les Ethiopiens, les PhéniaensetleaAraméens, lesLydient, les Phrygiens et les Arméniens, les Aatyriem et lea Babyloniens, les Aryas de l'Iran, les Indiens et lai Chinois,

Chaque nation hiatorique a son caractère propre, sa langue, sa religion, bb fonction. L'dibé Louis Leroy a compris que c'est dans les {WDphéties dlaraâl qu'il fout étudier les secrètes pensées, la force et lafiûblBiiSB,leBvieeeetleBvertusdellitsraim,deTyr,d'As> SOI et de Babel, ainsi que des peuplades qui entouraient la Judée.

Les Israélites auraient été idoltires comme toua leurs vcnsins ans l'élection' d'Abraham. Quand l'Eternel appela ce patriarche, la lumlle de son père adorait déjà des ftiux dieux (9), et dans le cours de leur biattHre, les Hébreux se sont sans cesse laissé séduire par les divinités des Cananéens jusqu'à leur exil en Babylonie. Il a bllu pour les contenir dans le monothéisme planter autour de leur pays comme une épaisse baie (3) de rites extraordinaires, les Homettre à une sévère discipline de châtiments immédiats et sasdter parmi eux d'innombrables prophètes. Autrement ils se

lt| scw. txm, t. - « iM. 11», M - Ml*. *. t.

seraient perdus comme une goutte d'eau dans l'océan du pa^nisme ainsi que l'ont fait les autres Abrahamides. Si la Judée a été un lumineux Gosçen au milieu des ténèbres du paganisme, la gloire en revient à Dieu seul.

Les lois de Moïse ^ont contemporaines de cellesdeManou et des Chinois, wnsi que rie celles d'Oannès et de Tboth, et portent par leurs symboles et leurs rites le sceau de leur période. Mais elles se distinguent absolument de toutes les autres par leur sainteté, par leurs types prophétiques et par leurs rapports au Messie (p. 109).

Les conquêtes de David avaient prouvé que de Jérusalem le Messie étendrùt aisément sa domination au loin sur la terre (1). Hais la nation sainte s'est montrée ingrate envers son divin bienfaiteur et son céleste époux. Elle s'est éprise d'un amour adultère pour les faux dieux {3] et s'est ainsi abaissée au niveau de ses voisins idoUtres. Tous ont eu, comme elle, leur tempu de gloire; tous ont, comme elle, péché par superbe; tous, comme elle, sont urivés à ce point d'immoralité qui appelle la ruine. Aussi serontils châUés avec elle, mais elle ne sera pas déti'uite comme eux. L'instrument des jugements divins, ce sont les rois d'Assyrie et plus lard Nébucadnésar.

Assur est, d'après les lÏTres d'Israël, comme, du reste, d'après Justin et Ctésias, le premier peuple qui ait, je ne dis pas au loin porté ses armes, mais fait au loin des conquêtes durables et ftmdé un vaste et puissant empire. Ëzéchiel le compare à un cèdre colossal qui, par l'etlet d'une position privilégiée, aurait gramU de beaucoup au-dessus des autres arbres de la forêt (p. 135). A^sur, dans E8aïe(3), est a le rasoir que prend à louage l'Etemel > pour dépouiller le royaume d'Ephraim de ses habitants et de ses richesses. Ailleurs, le même prophète nomme Assur a la verge de la coltire de l'Etemel (4). e

Nébucadnésar, qui poursuit l'œuvre des Assyriens, est « le marteau, l'épée de l'Etemel (5). s C'est lui qui met fin à la deuxième période, en renrersant le plus grand nombre des antiques cités. Les années de ses conquêtes sont, dans le langage des prophètes : le jour où Dieu visite les nations (6), plaide contre elles et les juge (7), les enivre du vin de sa colère (8) ; l'année de leur punition et de leur calamité (9) ; la sombre journée de t'Etemel et de sa vengeance (10). C'est un sacrifice à Jébovah (11). C'est une

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iHunenBe bataille où les vaincus sont des peuples qui périssent de mort violente, tous égorgés par l'épée de IMeu (1).

Hais que les apparences ne nous induisent pas en erreur. Cette niine du monde païen, d'après des prophéties d'Esse et d'Aggée (S), d'une singulière profondeur, est la miséricordieux châtiment qui doit préparer les peuples à se conrertir au seul vrai Dieu. Car il est vrai des nations et de l'humanité entière, comme des individus, que la souffrance est pour le pécheur le chemin de la repentance, de la vie et de la paix. Ainsi s'explique la venue tardive du Messie : l'Evangile devait être apporté aux nations non pendant l'âge de leur force et de leur gloire, alors qu'ils espéraient encore se créer un paradis sur la terre, mais après la porte de toutes leurs illusions et leur complète banqueroute.

> Lu quatre monarcktet vaiverietles.

(2520+30+45=2593 ans.)

Avec la ruine de Jérusalem par Nébucadnésar, la scène du monde change complètement. Jérusalem est détruite, le temple renversé, le peuple égorgé, emmené captif, dispersé. Le seul TTÛ IMeu n'a plus une terre qui lui appartienne, un autel, un palais. Les exécuteurs des jugements de Dieu semblent avoir détrôné le Juge; les faux dieux triomphent de Jébovah; l'œuvre du Messie est anéantie. D'ailleurs, les peuples idolâtres qui ont fait de la Judée un désert, sont eux-mêmes les esclaves d'un monarque de qui la puissance n'a pas de limites. Babylone, la vieille dté de Nemrod, règne sur le monde civilisé.

Babylone triomphante, Jérusalem en ruines: tel est le grand problème historique pour les pieux Israélites au temps de Nébucadnésar. Un siècle auparavant, l'énigmf aviiit été résolue déjà par Eeale dans une série de prophéties (3) qui forment, dans la collection de ses écrits, le Livre des Deux Cités, et qui sont les plus mystérieuses et les moins connues de la Bible entière. Esaïe découvre dans les profondeurs de l'avenir deux cités ennemies dont il semble ignorer le nom : l'une, la superbe résidence des tyrans, règne sur des nations qu^il ne dé^gne que par des symboles et des méta-

pbores; l'autre, quliabite un peuple loint, où se tient l'Etemel. qui est l'autel de Dieu, Ariel, eat opprimée, délaiuée, déaerte. Hais enfin l'Etemel frappe la première d'une ruine complète, oomble de gloire la seconde, et enlève le lourd manteau de fou^ franoea bous les plis duquel toutes let Dations de la terre sont comme étouffées et ensevelias.

Le triomphe de Babylone ne sera dono pas étemel, fi Nébucadnésar lui-même s'oublie jusqu'à se croire le propre auteur de sa puissance, Jéhovah, le frappant d'une subitâ folie, le ravalera fui rang des brutes. Car c'est lui qui a donné à ce Chaldéen l'empire du monde(l), comme o'est lui qui fera sonoint(2]deCyru8,le fondateur de la seconde monarcbie, et déjà est Qxà le nombre d'années que dureront les monarchies païennes.

1° Les EKtnEs païens. — La monarchie des Chaldéens sen bientât suivie de celle des Médo-Perses. Celle-ù sera à son tour détruite par les Macédoniens, auxquels succèdent les Romains. De l'empire romain sortira comme un système d'une dizaine d'Etats mi-latins, mi-germains. Trois de ceux-ci seront, en quelque sorte soulevés et reuTersés par un onâème, plus orgueilleux et imiûe que les autres, et qui fera la gueire aux saints avec un plein tuccës. Il sera arrêté dans le oours de ses p««éautiooa et cûtniit par le Mesde.

Telle est l'histoire de ces quatre mcmarchieB, que l'Etemel a montrées sous uoe forme symbolique h Nébucadnésar dans m songe, à Daniel dans une vlaioa (3).

Le roi des Chaldéens est le premier homme qui, dans son orgueil, ait conçu la pensée d'un empire universel et fondé par la violence une religion d'Etat- L'empire qu'il rêvait, lui est apparu sous la figure d'une statue d'or, d'argent, d'airain, de fer, de fer et d'aigle, qu'une petite pierre descendant d'une montagne frappait aux pieds, renversait et mettait en poudre. L'or signiSait les Chaldéens; l'argent les Médo-Perses; l'airain, les MacédooieDs; le %r des jambes, les Romains; le fer et l'argile des pieds et de leurs dix doigta, lesJtomainsqui ne parviennent pas à s'amalgamer avec l'argile des Germains. I^ valeur de ces métaux, qui diminue de l'unàl'aub'e, et qu'il fautapprécier d'après les idées de NébuDadnésar, marque queoesempires seront formés de peuples de moins en moins homogônas, gouvernés avec un pouvoir d« moiBS

n motaH ibwln, et eiiMiirés de tonjonn mtàai ds iplandmir, de poo^ et de majesté.

La Tlflioa de Duiiel reproduit le songe de Nébuottdntear, mais dans un tout autre esprit «t avec d'autres symboles. Les quatre smidres des OentUs sont figurés iot parjdes faétes férooes : la Don ehaldéen, l'ours médo-perse, le léopard macédonien, l'épouvantable nuHifitre romain aux grandes dents de fer et aux dix ou onse cornes romano-germainea. Ce monstre détruit, c'est un homme et un peuple d'hommes qui reçoivent de Dieu le soeptre de la terre.

Le symbola d«s bétes férooee ne eonvient que trop à toQS os» p>UTememeitts, ou païens ou chrétiens de nom, dont l'histoire est un fleuve de sang. Il n'y aura sur la terre d'empiro réellemmt humain que eelnl du Messie. Là seulement fleurinnit U justice et la i^été, la paix et la joie.

NotMM que ces gouTentements, païens de t^ et d'esprit, An<oat peser lenr despotUme sur leurs propres sujets non moins que sur le peuple de Ueu. Aussi les prophètes voient-ils toutes les nations sans dis^ction captives à Babylone (<).

Etans la vinon dm quatre bétes, il y a progrès de déchéance, du Ik» ehaldéen à la onzième corne romano-germaine, et entre cas deux points extrêmes se plaoe, d'après d'autres visions du même Dsoiel, la petite corne du bouc macédonien, ou le roi blasphémateur et abjeot, qui est l'illustre Antiochus des écrivains proftanés. La dédiéance oonsiEle ici dans l'esprit de persécution, de plus en plus violent et sanguinaire {%}. Ce progrès de l'impiété ira croissant jusqu'à l'avé&ement au trAne du monde latin, de ce aouvendn symbolisé par ta onrième oome. Il sera le plus féroce et le plus pei4de des anticbrists.

Cette intuition de l'histoire est d'une indicible trislesse. Elle nous aSUgs cependant moins encore qu'elle ne froisse notre orçiuetl. Nous ne voulons pas que notre raoe haïsse à ce point le vrai Dieu, et qu'elle soit wnsi entraînée vers les abîmes sans fond de la cor-

|<)Ef.IIT,t<qï, J«r. L,:

- uUocliu EplpIUH, le preBMT dct ptleiu, » Ml tmltr la mm da aurtni. ipMi lai ojit miRhè nu Ki trtcM I» N^ron M !«• DJarUlifa.M iprèi «o-d rMliiaDMUDn,lMjiNllts. ttiiifft U, Iw •oartnai, la ettatcaTt». w *nmltt ttlênmn rtiUdifa.

ruptioD et de la ruine. Les prophètes de Dieu, dous seinbl»4'il, auraient dû tenir compte à notre manière des progrès de l'indiutrie et du commerce, des lumières et de la civilisation. Il ne nous platt pas que leurs regards, pénétrant jusque dans les profondeurs du CŒur humain, y découvrent la vanité de toute gloire et de toute richesse qui ne reposent pas sur la justice et l'obéissance aui lois divines. .

Cependant, tout en révélant aux prophètes héhreux queb ««• raient les progrès de l'impiété et du péché depuis Nébucadnésar k l'Antichrist, Dieu leur enseignait par quelles voies détournées, par quels miracles de sagesse, d'amour et de salut il préparait de loin, pendant cette même période des monarchies puennes, 1< triomphe définitif de la foi et de la sainteté.

2° IsHAEL à Babylme, et «on retow en Judée. — Le peuple étu, que Moïse avait déclaré être une race de roiii et de sacrificateurs (1), et qui, sous David et Salomon, était une des premite^ puissances de l'Orient, n'est plus pour Ësale que l'humble serviteur de Dieu (2), pour Zacharie qu'un myrte qui croît, ignoré du monde, dans le fond d'une vallée écartée {3). Iriais la souffrance a nibri les Juifs. Ils sont arrivés à cet âge où l'esprit est accessible aux discours persuasifs de la sagesse. Aussi l'Etemel ne leur parlet-il plus l'ancien langage des miracles éclatants et des signes palpables. Le but, d'ailleurs, qu'il se propose est de les purifier intérieurement de leurs péchés, et non point de relever le trône de David. Il met donc ses moyens d'action en harmonie avec ses desseins. Ce n'est plus sa gloire qui habite au miheu d'eux, mais son Esprit {i), son Esprit agissant en secret et dans le silence sur les cœurs et manifestant sa présence par des fruits de sanctification. La devise de l'Eternel est, pour toute la durée de la troisième période, la pnrole suivante de l'ange à Zacharie : « Ce n'est plus par armée, ni par force, mais c'est par mon Es[«lt, dit ^Ete^ nel des armées (5). n C'est en effet par son Esprit, et non plus par des plaies d'Egypte qu'il i touche le cœur de Cyrus » et délivre les Juifs de leur captivité (G). II nettoie le grand sacrificateur Jéhosçuah, ou Josué, de toutes ses souillures, et le temple reconstruit, il alimente, par la double onction de la loi ctde la prophétie, la piété dans le cœur des vrais Israélites (7).

Les beaux temps des Machabées, où les iiùb recouvrent leur

JaiMpfinIwice par de glorieux exploits, Q'occupent qu'une trèspetite place dans la prophétie. Ils sont une incomplète et fugitive ifflage de la résuirectioa déUnitÏTe d'Israël (1).

U ¥atie, — Par delà les Machabées, apparaît aux regards des pnqihëles le Messie souffrant, que David a vu périr, juste et saint, tout les coups des méchants (comme le sage de Platon), et Esale K vouer volontairement à !a mort pour l'exination du péché. ùaàiA a prédit (2) qu'il viendrait soixante et dix semaines d'années ■pria qse Jérusalem aurait été rebAtie. Sa mission serait toute qMritoelle : « Il fera propitiation pour l'iniquité et fondera la justice étemelle, s C'est bien là le serviteur de l'Etemel dont Bille (3) avait dit qu'immolé comme un agneau muet, il prolonge tes jours, jus^lant la foule immense de ceux qui croiront en lui, et, David, qu'il convertira à lui, par ses paroles, toutes les natioiu(i;.

Cette puissance spirituelle de conversion et de justification suppôts ■ que l'Eapritde l'Etemel a oint le Messie » suivant les paroles dtMIe, qui le voit porter la bonne nouvelle du salut aux débonlaiies et goérir ceux qui ont le cœur brisé (S). Mais le Messie Inounettra à ses disdples ce don divin, et l'effusion de l'Esprit de Heu sur le peuple élu est, dans les prophéties de Jérémie et d'Giét^i, que nous connaissons déjà (p. 110), le signe distinctif de l'alliance nouvelle qui remplacera celle du Sinal : « Après ■Toir pardonné aux Israélites tous leurs péchés. Dieu mettra son Ssfnt au dedans d'eux; il leur donnera un cœur nouveau, au lieu de leur cœur de {Nerre un cœur de chair où il écrira sa loi, et il Itt fera marcher fidèlement dans ses statuts (6). » Longtemps ■tant Jérémie, Jo61 (7), par une révélation sur laquelle nous ne pouvons assez insister, avait dit que l'Esprit de Dieu descendra sur les Bébreux, sur les femmes comme sur les hommes, sur les enfante comme sur les pères, sur les jeunes gens comme sur les ^allanls, et même sur les esclaves des deux sexes 1 Ainsi donc, ua derniers temps, des personnes de tout Age, des deux sexes et de toute condition sodale, même de la |du9 infime, seront transbnnées par la puissance de l'Esprit de Dieu en autant de saints pro[Aètes.

Cependant nous savons par l'histoire que la grande mqorité des

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fié son Sauveur. Ce erime épouTantablen'avùt étéoIainmeiitrdTélé qu'à Esaïe (1). Le silence dea Rutree prophètM na peut tfmf/àqm que par U sagesse et lamiséricorde de IHeu. NéanmoiBS Im itikm.raient pu pràroir jusqu'où les pouuer&itleurim[àélA, en liflutsm attention les pagei où Moïse, leup grand Législateur, lasmoiatHl des ob&tùm^ata les plus effrayaBts. Daniel et Zatdiarie leur ameil mdme prédit que J^utalem serait de nouveau détruite {%, et leur {vésent état de dispenion et de léthargie, dont rien dans l'hiitiin entière ne peut donner une idée, se trouve décrit dans deu ptophéties qui lotit au nombre des plus merreilleuses de l'AnMO Testament. D'aprèe Osée (8), Imél aen {dudfurs jours (sninii indigènes et sans gouvertMiBcnta étnngen, ma» sacnfioes Unili' fpies à Jéhovab et su)b oulte des ftux dieux, sans l'épbod Ihtidiqii du souverain pontife, et sans les oracles mensongers des tÛir phins. Ce peuple sera donc dispersé et partout asservi, sans odsoper nulle part des territoires cireonscrits qui auraiwit au moM leurs gouverneurs particuliers, et il ooiuervera sa nationalité, si loi, sa foi, sans toutefois pouvoir célébrer son culte et codmiUv son Dieu. Une vitalité aussi eioeptionnella wt dépeinte en tnK d'une singulière vérité dans les symboliques visions de Zadufie t Quand Israèl aura par tes iniquités attiré sur lui toutes les nulédiotians dont l'avait menaeé Mtdse, U sera enfferaié dam ■■ épha qui est la rigoureuse mesure de son chitiment, reooineri d'une masse de plomb qui le privera de la lumière du solal été» bénédiotioni dignes, et déposé pour des siàcles dans le pays A la mystique Babylone (i).

Za fidélité de Ditu. — L'Etemel toutefois n'a point recelé toi peuple. Il ne pourrait le faire sans • ciiposer son nom à être p» fané par les ptiena (5), b qui se vantent insolemment « d'avmr s leur possession les montagnes dlsraël (0). o IL; ne oompreDHBt pu les voies et les pensées de Dieu, a en parole est étemelle f )< immuable, son allianeeplus stable que les montagnes (8), etllsfldélité même de son épouse ne fait pas qu'il lui donne sa \eOH d* divorce (9). Il l'a chitiés selon sa justice, mais il lui paid»

« IID, 1, W Du. IX. »i bck. II.

a<M.IU.4.-.tt)SMta.V.

El. IX, •. - W fMI^ lUn, 1. - tn El. IL, I. - H) UT, !•. - m s*- l.4;0i,«alB

got (1) «eltm s» miséricorde, qui dépasse même la oompMrion dcB mim pour leurs enbnts (3j, et il pmit crter d« noaveaa Jéntsalem (3), piirce qa'il y a en Israël un resta saint, o

3» L'EaLisa, — Le m^re de l'Eglise n'a été rérélé en plein qu'à saint Paul (A). Les prophètes hébreux n'en ont eu qu'une cffluuissanoe très-incomplète. Ils savent que Jérusalem élargira ■a tente pour reoeroir les nations païennes qui viendront, eonnrties, adorer à Jérusalem JéhoTah; mais ils ignorent qu'elles seront substituées A Israll (5). Hs savent que le peuple élu sera rodement chAtié de ses rébelliona, mais non qu'il sera rejeté. L'Eglise qu'ils connaissent, se forme de Juih d'abord, puis ds païens (à la parole des apdtres), et bientôt après elle règne sur la tore entière. Les quinze siècles de scandales, auxquels nous donnons le nom d'histoire de l'Eglise, n'existent pas pour eux, pas même pour un Eaaie. Par une illusion d'optique, le mlUénium leur semble succéder immédiatement au sièole apostolique.

Au reste, convaincus comme ils l'étaient que Jéhovah est le seul Tni Dieu, ils pouvaient affirmer, sang réTélations spéciales, que toutes les nations l'adoreraient ;un jour et obéiraient & son Oint (6) . filles K ctHiverti raient par l'action de trois causes différentes. Les ohfttirnenta divins les y prépareraient de loin (7) . Puis Dieu verserait son esprit sur elles comme sur les Israélites (8); toutefois ce serait de Son et du temple que descendrait l'Esprit tel qu'un fleuve de vie (9), oar ■ le salut vient des Juifs (10). ■ Enfin, les Juifs sendentpour rites, par leur prédication a une pluie menue qui ^t pousser et ooltre l'herbe, une rosée de l'Etemel (11), > ou les flèches invincibles dont Dieu frapperait Javan(l%}. Leur argument le plus acéré Huit l'intervention miraculeuse de Dieu envers ceux qui le prient (13), les bénédictions dont il comble son peuple.

Ce nom de Javan nous avertit que si toutes les nations doivent adorer l'Etemel (14), elles ne le feront pas toutes avec le môme ensemble et le même zèle. Les Japhétites, selon la prophétie de !ÏDé-(p. 146), se distingueront par leur empressement A se f^re

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les disciples de Sem et dlsraei. Ils s'étaient partagé tors de h dispersion des Noacbides ■ les lies des nations[l),B c'est-à-dire les {H«squ11cs de l'Europe, et ce sont ces lies qui, dans Ësaîe, « se conteront en l'Etemel, en sa justice, en son salut, d qui « s'attacheront à sa loi, B qui a retentiront de sa louange (2). o So{dioiiie de même, après avoir dit que n l'Etemel anéantira tous les dieux de la terre et que chacun se prosternera devant lui dans son pays, u nomme spécialement «toutes les tles des nations (3). » Zachariâ a contemplé dans une vision l'Esprit de l'Etemel et da Messie reposant sur tout le septentrion qui est la demeure des Japhétjtes, tandis que les Garnîtes et les Sémites du sud seront comme bigarrés de blanc et de noir, de ténèbres et de lumière (4). Michée, qui représente les Israélites sous la loi dn Messie opposant à l'Assyrien sept pasteurs et huit princes pris du commun (5), entend par là, si nous ne taisons erreur, Ja{diet, ses sept fils et ses sept petîts-fils qui seront la force du Cïuût cootra les Sémites musulmans.

Il est d'ailleurs foit remarquable que les païens convertis sont, d'après Esale, ajoutés à Israël sur le pied d'une parfaite égalité. Le Messie est tout à la fois a l'alliance du peufde élu et la lumière des nations (G) ; > u l'Eternel prend des païens non-seulement pour lévites, mais pour sacrificateurs (7]j > et a en ces jours-là, la bénédiction de Dieu s'étendra du milieu de la terre sur Mitsraïm, son peuple, et sur Assur, l'ouvrage de ses mains, comme sur Israël, son héritage (8). > Les privilèges de lance d'Abraham seront donc supprimés par leur extension à tous les autres peuples.

L'Egypte chrétienne. — Cette dernière prédiction d'Esaïe nous surprend par sa hardiesse. Elle est le dernier tableau de toute une histoire prophétique de l'Egypte, qui est unique dans l'Ancien Testament par son objet, par son étendue, par sa clarté et par sa profondeur philosophique. Nousy trouvons la loi du développement des nations païennes qui deviennent membres de TEglise chrétienne.

Elles se convertissent au vrai Dieu (p. 149), non point au temps de leur prospérité, maïs après leur mine et dans leur humiliation.

Leur conversion est préparée de loin par la dispersion des

Jwh qui ont partout des co]onios et qui partout propagent U connaissance du vtai Dieu (XIX, v. 18).

Par leur foi en Jéhovah plusieurs Egyptiens ou, dans chaque pays, plusieurs païens deviendront les frères et les égaux des chrétiens jui£i comme les Israélites de Galaad l'étaient de ceux delà Terre-Sainte proprement dite (v. 19).

Les païens convertis seront persécutés par leurs concitoyens restés idol&tres jusqu'au moment où un grand libérateur, tel que Constantin, mettra fin aux persécutions, et où ia nation entière ■dorera le vrai Dieu {v. 80-21.)

Mais la nation lui sera infidèle et attirera sur elle par ses péchés les châtiments de la justice divine (v. 23).

Sous les rudes coups de l'Etemel elle se repentira, criera à loi, le fléchira, et elle sera guérie (v. 22).

Alors l'Egypte sera le peuple de Dieu au même titre qu'lslaëlO).

Cette admirable prophétie d'Esale nous montre en raccourci tonte l'histoire religieuse des nations chrétiennes depuis la fin de notre deuxième période jusqu'à la quatrième, et fait dnsi pendant aux vivons de Daniel qui embrassent pareillement toutes les destinées de la Babylone mystique.

4" Pm ss LA TBOiSTfcuE PËRiooE. — La période de cette Babylone ou des Quatre-Monarchies, et de l'économie toute spirituelle du peuple élu et du Messie, finit par la restauration d'Israël et par le jugement des nations.

Kzéchiel dans ses visions assiste à ime résurrection d'Israël qui est à la fois son relèvement national, mesure et décrit un temple de Jérusalem qui s'édifiera en son temps, et divise la Terre* Sainte entre les douze tribus groupées autour de leur capitale (3).

Zacharie nous raconte, comme le ferût un écrivain contemporain, le retour des Juifs dans leur patrie, leurs guerres contre les paissauces européennes et contre les peuples de l'Orient, leurs victoires; bientôt après, leur conversion à Celui qu'ils auront percé, leurs larmes brûlantes de repentance, leur zèle ardent de sanctiScatïon, et, enfin, l'apparition de Jéhovah-Jésus (3).

Daniel, de son c^té, noua donne les dates exactes de ces évéoemenls. Son chiffre symbolique de trois temps et demi, d'après

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la Révélation de saint Jean, équivaut k 3 l/2X3S0>=i960 joun ou années (l). Ce chiffre fractionnaîre de 3 1/3 est la moitié da T. Les 7 temps valent 2,520 ans, qui doivent âtra a las lempades Gentils (2) o dont parle Jésus-Christ, ou la période pendant Uquelle Jérusalem sera foulée par les nations. Cette période M terminera au retour des Juifs dans la Terre-Sainte. Elle a commencé & la ruine de Jérusalem sous Jéchonias (606J , ou sous 6édéclas (588). Elle doit donc se clore l'an 19U ou 1039 de notn ère. Mais Daniel nous donne deux autres dates, l'une de 13604-30 = 1290, et l'autre de 1290 + 30 + 18ï*133S. D'après Zaciiaiie, la première ne peut ôtra que celle de la conversion de la ntiiui juive, et la seconde celle du glorieux avènement du Mesùe. GA avènement aurait lieu vers l'an âOOO de notre ère (IBU -f- 30-t-4ï = 1989; 1932 + 75=2007) (3).

Les Juifs, pour retourner dans leur pays, devront briser lejoug des nations qui de nos jours leur refusent encore l'égalité dtt droits politiques. Leur affranchissement sera le signal d'une émancipation générale des peuples de l'Occident et de l'Oriot. Israél sera le bélier qui s'élancera le premier hors du bercail ou de la prison, et que suivra tout le troupeau (4).

Le dernier monarque des Gentils sera la onâème oome dl Daniel, le grand persécuteur des saints, le chef puissant dontDsnd a prédit la débita par le Messie (5), celui sous lequel aura lita la grrôde révolte des nations contre Jéhovah et son Oint (6). Diei exercera sur ces rebelles et leur souverain un jugement pareil ï celui qtt'k son ordre Nébucadnéaar avait exécuté contre les pea- I^es de la haute antiquité, Ce sera une journée de veagaanae, uM année de rétribution (7). Mais tandis que, dans le premier sacil- Aoe ^ l'Eternel, le pontife était le roi de Babylone et lei victimei étaient Israël et les peuples contemporains, le sacrifice de l'a»nir sera celui de la B^Ione moderne immolée par le Diea àlstàH lui-méa)« et par son Oint (8). Cette Babylooe se nomme

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la stUue d'or, d'argeot, de fer et d'argile a [itè frappée à ses pieda et pulvérisée par une petite pierre qui est devenue une imraeose montagne remplissant toute la terre. La onzième corne et toutes les puissances qui fusaient la guerre aux saints, sont à jamais détruites, et le sceptre de la terre est rendu au peuple élu en la personne du Fils de l'homme, qui est le Rejeton de David.

Les Israélites convertis sont dans la Judée le cceur de l'Eglise universelle. Cest alors qu'ils deviennent au plein sens des mola la llèchea de l'Etemel, sa rosée, sa pluie menue, la source d'eau lire qui descend du temple de Jérusalem vers le monde païen, B^nré par la mer Morte et par la vallée de Slttim ou des arbm ipineux.

Sous l'acUon de l'Esprit de Dieu les fidèles de Jérusidem et de Jnda atteindront à un tel degré de sanctification que les usten^les mêmes du foyer domestique seront consacrés à l'Etemel comme l'étaient Jadis les vases du temple, et que les colliers qui parent le poitraU des chevaux, 'porteront llnscription du fronteaudu sou- TeraÎD sacrificateur (% .

Les GenUls qui croiront au Messie (Esale vient de nous le àixe) loront au sacerdoce le même droit qu'Israël.

la société sera transfonpée par la puissance de l'Esprit-Sidiit. tïon-seuletnent < les enfants d'Israël seront tous enseignés de Diea (3); > mais t toute chair s prophétisera [4). Par la réaction que l'égalité spirituelle des croyants exercera sur la condition temporelle de tous les membres de la nation, personne ne sera {dus asservi h son frère. L'idéal trafté par Moïse dans sa loi et réalisé pour un peu de temps en Judée sous Salomon, deviendra le ttaiu de vie bâbitual sur toute la tore i ohaque famille vivra libre et heureuse dans sa paisible demeure [S) (p. 113).

Le Messie, qm est le vrai David et le vrai Salomon, ■ exercera

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sur U terre le jugement et la justice (1). ■ D est < la Ptix > personoifiée, et sous soq règne U guerre ne sera plus. Les nations forgeront leurs épées en Iioyaux (S).

Le péché est ainsi vaincu dans les cœurs par les puissances invisibles de l'Esprit-Saint (p. 110), et même le mal perd de son empire dans le règne de là nature, la longévité humaine se calcule de nouveau par siècles comme avant le déluge, les déserts sodI transformés en champs fertiles, et les bêles féroces apprennent k respecter l'homme (3).

Toutefois les prophètes ne s'abandonnent point dans les brillants tableaux qu'ils tracent des derniers temps, aux élans inéflèchis d'une imagination qui ne se possède plus. Le Dieu des révélations trace à leurs espérances des limites qui peut-être leur semblaient bien étroites : la mort atteindra encore tous \u hommes, les serpents continueront à ramper dans U poudre, et plus d'une nation se refusera k servir le vrai Dieu (4).

A travers et par delà les temps messianigvet, les prophètes hébreux apercevaient confusément les siècles étemels, où le Seigneur f engloutira la mort pour toujours (S), où a il sera la peN pétuelle lumière (6) • de ses serviteurs, où ne se rencontreront plus t la douleur et le travail (7), « où « la terre sera renouvelée avec les cîeux [H) » et où resplendira a la Jérusalem » céleste |9j. Ces ravissantes perspectives avaient, hélas I leurs ombres : le monde futur contiendra un triste séjour où • le ver ne meurt point et où le feu ne s'éteint point (10). • Mais le grand événement qui sépare ce monde du nAtre, la double résurrection des bou pour La vie étemelle etdes méchants pour l'étemelle inlamie (11), n'a été clairement révélé que très-taidivement à Daniel.

Nous résumons dans le tableau ci-joint l'historiosophique prophétique dlsraèl.

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