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loMBÔme le bit ofasemr, & unfl oertaine uulggie mo ulili àm Hébreux. Eux aussi, apràs leur temps de oaptirité, seront ruHm> blés et restaurée. Mais ils ne domineront plus sur lea autrM peu* pies, et seront < un royaume abaissé. (1) a
2° La loi des réveils chez k peuple élu.
Israél ne meurt pas. Les fonotioas aaûgoées de Dieu aux iutres peuples sont temporaires. La sienne est éternelle. DieU lui a contté le dépôt impérissable de la vérité divine, et ■ le choix qu'il a &it de lui, est sans rapentanoe [%). * K las Juifs sont maintenanl rejetés pour avoir rejeté Le HesNe, le temps viendra oii ils recon* naltrontleur erreur. L'humanité ne pourrait sana eux arrivera hhi état final de perfection et d'unité.
D'Abraham i Jésu»<Uirisi, la foi au vrai Dieu et l'attenta du Messie ont non-seulement distingué Urafil des autres nations, toutes idol&tres, mais imprimé k son développement, aux {duuea de son existence, un caractàre tout excepticmnel. Son histoire nous présente en effet douze époques de réveils religieux, qui n'ont leurs analogues nulle part ailleurs dans le monde païen.
La piété, dans le cœur des Hébreux, et Taction que Dieu exerçait sur eux par ses révélations et par son esprit, ne les sauvaient pas de l'allanguiesement et de l'assoupissement s[ÙTitueU, ni même de l'idolètrie. Mais, devant l'autel des faux dieux, la conscience leur reprochait leur oubli de Jéhovah, et leur plus profcHid sommeil n'était point une mort sana retour à la vie. ■ Réveillezvous, vous qui dormes, leur disait la voix de Dieu, retovea-vow d'entre les morts (3), > et ilss4 réveillaient.
Dieu leur parlait par ta souffrance qui était le justt ah&timant de leur infidélité. C'est ce que ditEzéchielàses compatriotes captift it Babylone (i). H compare leur exil au séjour de leurs pères au désert du Sinal. Jadis l'Eternel était entré en jugement contre son peuple, a face à face, ■ pour le contraindre à renoncer aux hux dieux de l'Egypte, et nous savons que la victoire était restée à Dieu, car ta génération de Josué se montra pleine de foi, de piété et de sèle. De même l'Etemel a conduit par Nébueadnésar
|i) ter. ILTL M, S: Si. ntt, IMI. ~ Sattt plu Ut I( |t1 Epk. V. 14. D-tpfM £*. U, 1^ n 1 LU. < 1 LI, 1. - (4| II.
IM Julb a (Uni le désert des peuplH, pour les juger, 1h fUre passer sous la verge et les mmener dans les liens de l'ailiance, > et set efforU seront couronnas de succès.
Neuf BiAcles séparent ces deux jugements, ces deux réveils, et nous en comptons dix autres pendant cette période.
An temps des Juges, chaque défection dlsrafil était immédiate ment suivie d'une invasion des peuples voisins, qui dominaient sor lui jusqu'au moment oh l'exoës des maux le poussait h se retourner vers l'Etemel (1). La dernière et la plus rude de ces captivités fut celle des Philistins, du vivant de Samson et d'Héli; elle liait le jour où toute la maison disraél, soupirant apr^ son Dieu, et ayant brisé ses idoles, s'assembla auprès de Samuel pour con- Tmer son péché (i). Ce fut là le sixième réveil depuis les beaux temps de Josué.
Pendant plus de cent ans, le peuple hébreux resta fidèle à son Keu. Lldol&trie ne reparaît en Judée que vers la fin du règne de Silomon, et elle devient, sous Roboam, générale dans le royaume des Deux-Tribus (3). Mais l'Invasion de Sisac fut le cbfttimentqui {ffépara de loin le grand et beau réveil du temps d'Asa. Asa détruisit complètement les autels des faux dieux, et tout Juda n rentra dans t'ailiance avec des cris de joie, pour chercher de tout son oiBurl'Eteme!,leDieudescspère8(4).» Le monothéisme se maintient fa Jérusalem durant le règne de Josaphat. Mais son fils Joram, k qui il avait donné pour épouse Athalie, fit, pour la seconde fois depuis Samuel, triompher la cause de l'idolfltrie dans le royaume même des deux tribus fidèles. Ces tribus revinrent à leur Dieu sous Jws, et le senirent sous Amazlas, Hosias et Jotham. Toutefois, les cœurs étalent partagés, et le culte des faux dieux, ou du moins U mort spirituelle, régna dans le pays sous Achaz. Immédiatement après la ruine d'Ephraîm, qui avait jeté dans les consciences une salutaire terreur, Eizéchias extirpa de nouveau le polythéisme de toute la Terre-Sainte, etalaPàque fut célébrée avec une joie et une pompe dont il n'y avait pas eu d'exemple depuis Salomon (S). » Manassé replongea pour la quatrième fois Jérusalem dins l'idolAtrie, et pour la quatrième fois Josias l'en retira. Mais cette dernière victoire du monothéisme semble avoir été le fait du souverain et non du peuple, qui courait par tous les chemins fa la mori.
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Le réveil de Josué, les six sons les Juges, les quatre sous les rois de Juda, et celui des captifs de Babylone impriment à l'histoire du peuple élu un rhythme étrange d'une sainte et hannonieuse beauté, et nous font entrevoir l'existence d'une loi com* pléte ment inconnue des philosophes anciens et modernes.
Par un contraste fort remarquable, les amiales d'Ephralm ne nous otfrent pas un seul réveil national. Dans le royaume fondé par Jéroboam, l'action même de prophètes aussi puissants en miracles et en paroles qu'Elie et Elisée, n'aboutit qu'à des conversions individuelles, qu'à la fondation d'une école de jeunes gens pieux(l}, qu'à des conventicules (2). C'est que les dix tribus, totU en prétendant adorer le vrai Dieu sous la figure symbolique d'un veau d'or, s'étaient soustraitesaux rayons de sa grftce en substituant nu culte mosaïque des sacrifices et un sacerdoce de leur création.
Il est bien évident que si la loi des réveils n'existe pas pour Ephraïm, elle existera bien moins encore pour les nations idolAtres. C'est à peine si leurs histoires nous présentent quelques alternaUves de guerres intestines et de temps de paix et de concorde. La loi des réveils s'applique au contraire en plein à l'Eglise, sur les destinées de laquelle elle jette une vive lumière. Elle rend compte entre autres de l'apparition de la plupart des grands ordres monastiques, et fait voir dans la Réforme un réveil de la foi, suivi après un siècle et demi d'un réveil de la piété, auquel a succédé dans nos temps un réveil de la charité. Partout donc où le culte public est celui du vrai Dieu, la grâce divine qui descend d'En-Haut sur le peuple, et la vérité qui habite dans les cœurs, sont assez puissantes pour triompher de tous leurs ennemis.
Le véritable Isruël;la sainte semence ; lerésidu. —Les réveils successifs ne sont possibles que si de l'un à l'autre, à travers les tempsde ténèbres et de mort, la foi s'est maintenue vivante et lumineuse chez un certain nombre d'&mes d'élite ou d'àmcs élues. Uraêl comme l'Eglise ne se conçoivent pas sans une suite ininterrompue d'hommes croyants et pieux qui seuls sont le véritable Israël (3) et l'Eglise véritable. Inconnus du monde ou brillant par leur zèle, ils font opposition à la multitude idoifttre, superstitieuse, ou morte dans son orthodoxie formaliste.
Les vrais Israélites se nomment dans les Psaumes les justes, dans les Proverbes les sages, et ils ont pour antithèse les inseasés, les méchanit. Les uns et les autres vïveat confoodus aussi longtemps
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ifue ia piété et la corruption n'ont pas atteint en sens contraires le moment où l'on reconnaît des deux paris l'impossibilité d'une vie commune. Nous voyons en Israël, au temps de sa rapide décadence, se former de soi-méme(t) ou par les soins des profkètes (2), un noyau de i disciples de l'Eternel (3} s qui par leur sainteté se détachait de la niasse inconvertie, sans toutefois iaire secte à pari, ni même se constituer en association monastique. Ce vrai Israël porie dans Esaïe {i] le nom fori remarquable de i semence, » de « semence sainte et indestructible.» C'était en eifet, dans le corps en décomposition du faux Israël, le germe d'un nouvel Israël, de celui qui de Babylone retournerait en Judée et que lessouffrancesde la captivité devaientà jamais guérir de l'idot&trie.
Cette semence explique le jugement que Dieu exerce sur Juda in temps de Nébucadnésai. Rir leur corruption les Hébreux auraient mérité d'être punis plus sévèrement encore que les villes de la Plaine (5). Mais l'Etemel, parce qu'ils sont le peuple élu et qu'il y a en eux une sainte semence, les «châtie avec m(?sure,» tandis qu'il consumera et réduira à néant tous les peuples qui ont pris pari et plaisir à leur ruine (6). ail met en réserve un petit reste disraël, > et ce reste, tirant du châtiment qu'il subit un salutaire enseignement, se convertit (7) et revient de tout son cœur au Dieu de son salut.
Rappelons ici la vision de Jérémie, des deux paniers de âgues, les unes fort bonnes et mûres, les autres immangeables. Les figues bonnes sont incontestablement, au temps de Jécbonias, le saint résidu dlsraêl, que Dieu comblera de ses bénédictions et qui six àècles plus tard entrera dans l'Eglise du Christ. Les figues trèsmauvaises sont, au temps de Sédécias, les Juifs impénitents que Dieu frappera de tous ses fléaux.
Depuis le retour de Babylone, les Juifs se signalèrent sous les Uachabées par leur zèle pour le seul vrai Dieu. Mais ils ne surent pas se garder du pharisaisme. La vraie foi et la piété s'éteignirent, et dans le corps de la naUon profondément dégénérée se forma de nouveau une sainte semence. Elle sortit de terre à la voix de Jean-Baptiste, fut le grain de moutarde qui est devenu l'arbre immense de l'Eglise et, réfugiée à Pella durant le siège de Jérusalem par Titus, reçut en aboniânce de Dieu les bénédictions promises aux déportés de la génération de Jéchonias.
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À daier de Titu», d'Adrieii et de U complète dîipenimi de leur nation, les Juifs ont certainement toujours compté âu milieu d'eux des Ames pieuses qui ont servi jrEtemel, tout en ne pouvant reconnaître en Jésu&^ïhrist leur Messie. Autrement ils se seraient depuis longtemps fondus dans les races au sein desquelles ils vivent, et leur restauration finale serait impossible. Elle est au contraire assurée : tous les prophètes Tont annoncée. Ce que !»• charie (1) disait des Juifs de son temps déportés à Babylone, nous le dirons donc de ceux qui depuis cQx-buit ùècles sont dispersée par tout le monde : ils sont < captifs sur espérance, » comme Jécbonias et ses compagnons d'exil {%.
Les peuples paiiens de l'Orient qui ont vécu sans réveils religieux, sont morts sans un reste qui leur survive. lia comptaient sans doute des hommes vertueux et des méchants^ des citoyens désintéressés et des ambitieux, des sages et des &mes viles. Mais ils ont péri tout entiers avec leurs dieuxetleurcivilisation, et c'est à peine si, sans les livres saints des Hébreux, il subsisterait de {dusieurs d'entre eux un souvenir.
3° tes âges du peuple élu.
L'histoire dlsraël se divise comme d'elle-même, d'Abraham à Titus, en quatre Ages auxquels s'ajoutent la longue période de si dispersion et la période prophétique de sa restauration.
Les quatre premiers figes sont ;
a) Celui des patriarches, 430 ans;
b) celui des Juges, 396 ans;
(I) H, 11. - |1) rc B'al pu HBi latMl d« noter, d'iprta U pro mtactldc la »fiii« httiK itt itnthUt lu dlftn Umpa àe le Kul* t la cta««a la pnpûta, l'EUrad M aiall dit qu'il M taaii dliltme partir, tl cnuK urall-ellt d^iolf « ; maliclle deilcndra laie
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Il «(bippcnl t l'éfift M Mrarrt tes «B> ta utrM. Id le n iint lie M r'ovn laalii; nuJa Zactarla dMIafoe ai^a ma da ■ Inaana ircbii qn) ■•anl ti rnlnc alliant • pHi tante • t li parole do HeiaCt. t* a ninte dang l'EfllK. - Ve raie e>l pris dini ca niAiBe ■m nccpUcn-
gne Ici homnwi pteni appiminniiit dam II loDd du 1««t oMir la tfrttité t l^tfird ittttaitlea. aat. U. III, lo.
c) celnîde» rail, 660 ana;
^ Celai du retour et des MachabAes, 606 stu.
a] Dans le premier, l'enfance, la femille devient unfl nttiaa. é) Dui8 la jeunesse la natioa se constitue en im Etat qui sous n |H«mière forme est sacerdotal ou théocratique. c) Dans l'Age mfiur l'Etat devient séculier, arrive sous David etSalomon au comble de n puissance, pub décline et périt, d) Dans la vieillesse la nation ext restaurée, mais soumise i des princes étrangers, et l'Etat ne K relève que pour un peu de temps sous les Maâubées.
Ces quatre ftges sont caraclériaés dans leur culte a) par l'autel domestique, b) par le tabernacle, e) par le temple de Salonum, rf] par le second temple.
Dieu se manifeste a) aux patriarohes par des théofâianies sttts in^Hration; 6) accorde à Moise le don des mirades et susûte pendtœt la période des Juges quelqties voyants muets; c) inspire des pni^ètes à dater de Samuel, et leur révèle tous les mystères de l'aTeDÏT depuis Joël; d) suspend de Malachie à JésOfrChrist et ses révélations et ses inspirations.
a] Les patriarches vivent de leur foi aux promesses divines. i) Sous les Juges la nation s'habitue difBdIement au joug de la loi et s'illustre par des exploits guerriers, c) Puis elle produit, sous David etSalomon, des poëtes religieux, lespsalmistes, et des sages, les auteurs des Proverbes; aux «èclea du déclin, les prophètes extatiques qui correspondent aux grands philosoidies de la Grèce. di Après le retour le génie nation^ est stérile; c'est l'ère des scribés et de la synagogue ; mais le peuple, tout entier monothéiste, défbnd M foi avec le courage du martyre contre les Antioehus, et la dissémine dans tout le monde dvilisé.
Ce que l'histoire d'Israël offre peut-être de plus surprenant, c'est U divisioD de chacun des quatre ftges en trois époques qui se reivoduisent quatre fois avec les mêmes caractères, a) Ueu sa révèle pour bénir, p) Il se cache, et les enfanta mettent en pratique les révélations que leur avaient transmises les pères, -f) La nation te oomKnpt, et Dieu réapparaît, mais comme juge, soit pour châtier, cwriger et sauver, soit pour punir et détruire.
L'époque («} des révélations est a) celle des apparitions de IHeu wx trms patriarches Abraham, Isaao et Jacob; b) celle du Binai et de la conquête de Canaan; c) celle de Samuel; d) celle d'Aggée, Zacharie et MaUdiie.
L'^Kiqne (t) des diàtiments coraprmd a) la eaptivitd d'Egypte, les aùneles du désert ^ pour me servir d'une expresHoit de
Ballanche, la palingénéaie dlsraël du Tirant de Jo3Ué;d) la grande captÎTité des Philistins au temps de Samson et de Héli, avec la palingénésie dont Samuel fut l'inatrument; e) la captmlé de Babylonè, avec ta palingénésie du retour; d) la captivité romaine avec la destruction de la naUon déicide par Titus.
Les miracles d'Elue et d'Elisée et l'apparition de nombreux pro* phètes dans les derniers temps des royaumes d'Ephraîm et de Juda s'expliquent par l'bistoire de l'Israël spirituel. L'Eglise invisible de l'ancienne alliance date précisément de cette époque-là, et c'était pour la créer que Dieu multipliait ainsi ses interventions sui^ naturelles.
Les quatre figes d'Israël nous donnent les principaux éléments de la loi du développement des peuples orientaux : a) la nation 5e forme; b) elle se constitue sous ses prêtres; c) elle arrive à son apogée de gloire politique, littéraire et philosophique; d) elle distémine au loin les fruits de sa vie passée par le prosélytisme intellectuel ou religieux.