‹ Les deux cochers de Québec [microforme]Chapitre 23 sur 36 · POLITIQUE · texte numérisé non relu

POLITIQUE

Le chef Tory, son régime, ses disciples du jour. Notre ramollissement ‘politique et national. Les gazettes Les oiseaux rouges ou bleus.

Eh ! bien, Baptiste, et. toi Josette, ma voisine, qui aimez tant causer politique et lire la gazette, je vais essayer de vous

D pa

contenter et de vous amuser, jusqu’à minuit, en continuant de vous parler de nos tories canadiens-français, et de leur meilleur et plus noble chef, mais, pour nous, notre moins bon cocher de Québec. et des gazettes tories.

. Vous reconnaitrez, aussi, beaucoup üc ‘ses amis d'aujourd'hui. Il ne faut pas les nommer tous, pas même ici, entre nous, car il faut, avant tout, respecter la vie privée et ne citer que les actes publics, et encore, avec assez de charité, et toujours d'accord, avec la vérité.

Je ne veux que vous instruire, un peu, Ô vous, les plus petits de nos enfants, en vous disant, en ces jours de neige, de vous défier .de tous ces gros oiseaux de

proie et: des loups affamés qui sortent du

bois et veulent vous dévorer, tout vivants.

Voyez, si,votre porte est bien fermée ; écoutez ce que votre grand-père va vous dire, sur les dangers que nous courons, en suivant toujours la route tracée pour * nous, les pauvres cochers canadiens, par

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notre chef politique, surnommé Sir George, notre ancien maître, aidé de ses engagés, de ses domestiques.

Voici ce que l’on dit déjà, partout, et tout-bas, dans nos boutiques, mais, ce que l'on dira, bien haut, plus tard, dans l’histoire de notre nationalité compromise par cet ami, trop complaisant de l’ Angleterre.

Voici ce que j’en sais, du moins, et je

vais vousen parler à nia façon et sans me gêner, comme de raison.

Ce grand ministre, d’une énergie indomptable, mais d’une ambition démesurée, ne voulut s'entourer que de serviteurs, bien soumis ou de nullités, complaisantes:

et faciles.

Il voulut toujours mener seul. Il sacrifia, tour à tour, ses collègues dont la valeur. pouvait le gêner trop. :

Il éloigna Drummond, Morin, Sicotte, Loranger, Cauchon, et gouverna, seul, pendant de longues années, avec ses deux

molles doublures, Langevin-Chapais ou

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son lieutenant, (Sir N.) Belleau, son commode président.

Il ne voulut se soumettre qu'à son maître et associé, Sir John.

Il voulut supplanter “ Sir Etienne Paschal Taché, et les témoins pour le prouver, ne sont pas encore, tous, enterrés.

Ceci est une pure vérité. Je puis le .

jurer devant la cour... ..5.........

oui, devant la ‘“ Cour des Sessions de ‘ Quartiers.”

‘ Sir Etienne Taché ” était, voyezvous, l’un de nos chefs qui avait la foi la plus robuste en notre nationalité.

‘ Le -dernier coup de canon, pour, la défense de l’Angleterre, sera, dit-il, tiré par un Canadien-français.”

Et, ma foi, il parait avoir eu raison !

: Mais, les tories Canadiens d'aujourd'hui, vont beaucoup plus loin !

Tls veulent que l'Angleterre, dans une plus noble ambition, fasse pendre le der-

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