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nier canadien-français ou le dernier métisfrançais et qu’il lui serve, ainsi, de dernier amusement politique.
Oà sera son dernier trophée, pour couronner le monument et la gloire de notre plus parfait annéantissement.
Aussi, parmi ces modernes conservateurs, quelles douces joies, déjà, en ces jours de pendaisons, à la facon de Chapleau, Langevin et Caron ?
Nous en verrons bien d’autres, pourtant, si nous né laissons pas le chemin tracée par ces champions, si avancés, de notre civilisation et. de notre liberté, tant pro:
mise et tant vVantée.
Ce n’est que le commencement de notre régénération nouvelle.
L’Ombre de Cartier grandit toujours et parait s’allonger, comme un müage bien noir, pour nous, sur l’horizon de la Confédération, qu’il nous a imposée, comme un traité inviolable.
AS SAIT 1 JON OEIL PB PCF CT à Va due Fr r - .
Il a laissé le Bas-Canada sans un chef capable, de nous bien diriger en bon général français.
En ce jour, de si grand danger, on ne sait encore si c’est Langevin ou Masson, Chapleau‘ou Mousseau, Ross ou Caron, qui peuvent nous bien gouverner.
Triste succession vacante de ce chef égoïste et de notre école tory.
On attend toujours un libérateur. Dieu saura pourtant nous le donner, bientôt.
Cartier voulut aussi règner, seul, au
m a1de la corruption la plus éhontée,
.amollissant les consciences et en acheaht les volontés. | Il préféra toujours les candidatures des hommes ignorants, sachant à peine l'A.
B. C., aux intelligences d'élite.
Il préféra Coupal à Loranger !
Les nominations politiques, de sénateurs
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ou de conseillers législatifs n’ont que trop prouvé son étouffement d’un éteignoir.
Il a fait tomber ainsi la valeur des hommes, en politique. Il a fait baisser le baromêtre de l’opinion publique.
La noble carrière de la politique, tombée dans la bureaucratie la plus ignoble et dans une puante boutique est devenue un
trop sale métier qui répugne aux hommes bien nés.
Les achats trop patents des cœurs aplatis et les ventes à l’enchère des consciences ramollies, n’ont fait qu’attirer les brocanteurs à l’encan public.
Les hommes de caractère et qui pensent par eux-mêmes, s'éloignent naturellement, de cet agiotage véreux, de ce tripotage honteux, du soir. :
On n'aime que les talents, assez vertuèux et assez souples pour la trahison ;
ceux qui se vendent, au retour de chaque
saison, ou s’achètent sur le marché, comme
dés débris de veaux, de la cochnnnaille ou
de la viande hâchée, pour faire des tartes, cl ou des petits pâtés. je pr
Aussi, le chantage écœurant des affamés et des ve trus ad oi qe le mérite et la
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Les trainards ou les transfuges, les spé
politique, tout comme des preux cheva- | liers, Bayard, ‘“ Sans peur et sans repro- F che” Ils sont placés aux premiers postes D du gouvernement et meurent au champ | d'honneur, en chantant leur propre gloire.
La conscience Re est étouffée et la probité, aussi.
Tous les signes avant coureurs des
| jarnacs ou les judas, sont reconnus, en io
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grandes révolutions européennes, com- O0 mencent à se faire voir. Le règne de de c l'anarchie menace et le peuple est près du des désespoir et de la banqueroute générale. ou t
Les déserteurs, les lâches, chantent leurs C’ propres louanges et celles des traîtres, en cité,
raison |!.
| riant : ‘“ Oh ! grenadiers, vous avez À cyni: | |
‘ La Tour d Auvergne, n’est plus qu’un chapon.” La lâcheté, pour vous, est donc à .
prime, et le courage, la ruine.
Les grands font bien piteusement la cour aux plus petits, ou au plus simple des parvenus, quand c’est un Roi, né dela
spéculation.
Des ministres vaniteux, des députés vantards et fantasques, des hommes sans cœur et sans valeur, chantent et signent leurs propres palinodies avec un front d’airain, bravant le mépris ou les rires moqueurs du public, dédaigneux et bien
ennuyé, de leurs réclames personnelles et sempiternelles.
On se fait de plus fabriquer des médailles de clinquant, chez Lahaie, ou l’on s’arroge des titres, bêtement inventés, chez Lajoie, ou trouvés, ailleurs.
C’est aujourd’hui le règne de la duplicité, du mensonge, de la forfanterie et du cynisme. |
Nos institutions monétaires, de -plus, sont ébranlées.
Langevin, voulant emprunter des millions, nous avait pourtant bien assuré que le règne des déficits était passé, pour toujours.
Les millions ont été dépensés, de nouveaux millions ont été demandés, et déficit, il y a toujours. C’est la maladie consomptive et naturelle du régime tory. Aussi, les banques s’affaiblissent se trouvent mal, ou font faillite.
Plus de confiance en aucune responsabilité ou comptabilité.
En notre politiqre, on ne vit que d’emprunt et l’on porte à notre capital, l'intérêt de nos dettes, pour enrichir les niais qui sont toujours contents d'apporter à leur avoir quelques nouvelles bêtises financières.
Les officiers trop complaisants de l’Audit ne font plus que de la drôlerie. Ils ne découvrent jamais les déficits, et tout
comme les faux dieux d'Egypte : Oculos habent, sed non vident ! On fait des rapports, pour rire, pour augmenter les salaires des rapporteurs, le service public et prendre soin des enfants.
Le comptable, le plus inviolable, et même statutaire, s’il vous plait, cède, avec aise, devant les légères promesses, les assurances ou les exigences des Dansereaus, des Gales et de bien d’autres, qui savent jouer avec les chiffres, les chemins de fer, les contrats, les livres, les procès, les commissions, les terres ;: aussi, pour soulager le gouvernement ou un chef enveine.
Facilement, l’on donne l’absolution à un ami, un frère, quelquefois à un confrère, et pour pénitence, une pension viagère, qui les sauve de la misère. :
‘“ Charité de confréries,””
‘ Connivence ou maladresse,”
‘ Et complaisances de drôlesse,”
‘ Vous serez toujours bénies,”?
‘“ De tous les conservateurs,”
‘ Scrupuleux, fervents, prieurs.”
Déja, guerres de race et de religions !
Déjà, nos martyrs, et nos tristes pendaisons !
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