‹ Les deux cochers de Québec [microforme]Chapitre 36 sur 36 · ROS · texte numérisé non relu

ROS

le

mes

de

| — 287 — cultivateurs et lés fémrnes dussi, obtitie tous les cochers de Québec, (excepté

Bigaouette) froncent les sourcils et mon-

trent du doigt, avec mépris, le grand ministre de la guerre, en criant : Voyez ! celuilà, qui s'échappe, là-bas! pour cacher sa

. honte! en attendant un titre anglais ;

c’est le PETIT CARON ! qui a dansé sur la to:nbe de Riel ! C’est le compagnon de

Langevin et de Chapleau, “ c’est un

gibier de potence ” ! Et les tout-petites filles de répéter, en grimançant :

Caca!..,, CARoN !

O peuple ! que tu es bon, envers lès

tiens! mais, que tu es méchant, dans ta colère, contre les traîtres !

À chacun le sien ! (Suum cuique).

Homimes politiqnes, orangistés et tories,

vous avez fait mourir Riel, dans la tor-

ture ; c'est un glorieux martyr de plus !

Songeons y ! toute la nation canadienne-

française, la France, les Etats-Unis et

l'Univers, ont demandé clémence pour lui

et vous l’avez pendu, comme un vil scélérat !

Dormirez-vous, contents, pendards ?

Non ! Vous avez le remords !

Pour l’étouffer duns l'oubli, et le silence, vous voulez la mort de tout un peuple !

Plus encore ! Son humiliation, son ot opprobe, sa propre condamnation et sa.

dégradation !

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Pas assez, encore ! Il faut, avant, qu'il fasse un jeu de son honneur, un amusement pour ses assassin et devenir la risé du genre humain !

C’est. un peu trop fort, plats valets !

(” ,rait une lâcheté nationale et polit , qui n'aurait pas de nom !

Vous vous moquez, de notre opinion, de nos assemblées, de nos résolutions, de nos municipalités !

Arrêtez, brigands, rénégats.

rem, Cp OO md

. Cachez-vous, retirez-vous, dans voa repaires et, vite, partagez, entre vous, les dépouilles, les rapines et les prix de vos trahisons, avant que le jour de votre mort arrive !

Le peuple, dans sa fureur, broyera vos o& jusqu'au dernier, et jetera vos lambeaux de chair, aux pourceaux !

Quelques gros oiseaux de proie, pourront, peut-êtré, voltiger et crier encore, quelque temps, autour du cadavre, tout

chaud, de Riel, notre frère, mais leurs derniers croassements, seront inutiles et ne sauraient nous effrayer.

Orangistes, descendants de princes noirs, enfants nés de l: révolution, de l’usurpa.tion et des spoliations, de toutes sortes, et tories du jour, nous ne portons pas envie à votre loyauté bâtarde, ni à votre religion de haine et de persécution! :

Laissez nous, la liberté commune et n’abusez pas du droit du plus fort !

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+ y le la mt

* Dieu, sait toujours prune des plus

faibles !

Füites des martyrs, nous ferons la

fation, en mourant, sûr nôtré patrimoine !

Les pendards, vont s’en aller, aux jours des élect’ ns !

Point d'argent, pour nous acheter | Le peuple va reprendre son tour !

Mes enfants, travaillons, en attendant, et défendons, toujours, nos droits, notre sol !

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