‹ Les deux coupables comedievaudeville en un acteChapitre 14 sur 20 · THEATRAL · texte numérisé non relu

THEATRAL

DE BRIÈRE. Ah ! pardon !

aline. Que faites-vous de ces armes ?..

sont-elles à vous ?

de nniÈRE. Ces armes, ces armes., c’est..

(// part.) O Dieu des ménages, merci.

(Haut.) Oui, madame, oui, ces armes sont à moi... et maintenant, mon embarras est concevable, car je ne puis plus nier ma faute.

ALINE. Ali ! mon Dieu ! il l’avoue.

de brière. Aline, chère Aime, je suis bien coupable.

ALINE. Ah ! plus de doute... Que je suis malheureuse!

de brière. Dans ma position surtout, je n’aurais jamais dû.... car je sens qu’un homme marié...

ALINE. Ah ! c’est affreux, monsieur.

DE brière. Que veux-tu?.. Tout autre à ma place aurait succombé... je n’ai pas pu résister.

aline. Ah ! au moins, ne me le dites pas, monsieur.

de BRIÈRE. Cela a été plus fort que moi.

ALINE. Mais par respect pour vous, monsieur, taisez-vous donc !

de brière. Je te le répète, j’ai eu tort, grand tort... mais tu n’as pas le droit de m’en vouloir.

aline. Comment?

de nniÈRE. Oui, tu me pardonneras, et lu m’en aimer as davantage.

aline. Monsieur!..

DE BRIÈRE. Eb ! qu’aurais-lu pensé, si je l’avais laissé outrager, loi, ma femme...

loi, lout ce que j’aime au monde?

ALINE. Qu’est-ce que vous dites?

de brière. Ce que tu sais, puisqu’on l’a raconté ce qui s’était passé dans ce malheureux liai. Cu fat, M. de Sainte-Lucc parlait de loi eu termes au moins légers... il 11e me savait pas si près de lui... je lut ai imposé silence, une provocation s’en est suivie... le bois de Boulogne était à deux pas

aline, avec joie. Ah! mon Dieu! comment? ce duel... avec M. de Sainte-Lucc, c’était toi !.. pour moi... Et tu te justifies ! oh ! mais c’est moi qui te demande pardon de mes indignes soupçons... Mon ami, mon ami! tu n’es pas blessé?

de brière. Non, mais il ne s’en est pas fallu d’une ligne que la balle de Sainte- Luce...

ALINE. Ah ! tu me fais frémir.

DE brière. Allons, allons, ne te fais pas de mal

ALINE. Pauvre ami ! exposer ses joun pour sa femme !.. oh! que c’est bien, que c’est bien !..

De Brière, Aline,

LES DEDX

DE BRI eue . Tu ne m’en veux donc plus?

ALINE. T’en vouloir, moi î je le devrais; car si lu avais succombé... oh! je ne t’aurais pas survécu d’abord.

de BB1ÈBE. Merci.

ali\e. Mais je ne peux pas le gronder , je suis trop tière, trop heureuse... quand je me croyais trahie, quand je souffrais tous les tourincns de la jalousie... tu me défendais... tu inc vengeais !.. Mais qu’.ivait-il pu dire, cct homme? je ne le connais pas.

de nnicnE. Ne pavions plus de lui.

ALINE. Oui, ne parlons que de toi, de ma reconnaissance, de mon amour, de «non

bonheur.

de BniÈRE, à part. Bienheureux mensonge! je suis un héros, maintenant.

nui,

A ib r Au temps heureux de In chevalerie.

Dans un tran* port de jaloiuic extrême,

J’ai soupçonne ton coeur île me traiiii*.

Plus que jamais il faudra qtic je t'aiinc

Pour ie prouver quel est inon repentir...

Tu vois nia joie et ma reconnaissance,

Embrasse- moi !

de bhièbk, à part .

Scélérat que je suis !

(// 1 embrasse.)

C’est le mensonge ici qu'on récompense ,

O vérité ! reste au fond de ton puits.

Page 1