SCENE XII
AUNE, sortunt de In .chambre à gauche ,
DE BRIERE.
DE BRIÈRE, allant à elle. Comment ! déjà levée, ma chère amie? je te croyais endormie, et je n’osais pas rentrer, de peur de troubler ton repos ; tu ns été inquiète de moi, peut-être?., je te sais si bonne.
(Il veut prendre la main tf Aline qui la retire brusquement ; à part.) On est sérieusement fâchée *. ( Aline lui montre la pendule.) La pendule?., oui, jesais, il est sept heures., mais eUe avance... elle avance de beau-, coup la pendule... et puis, je suis rentré depuis long-temps.
ALINE, trcs-Jmidemmt, sans te regarder.
Et vous avez trouvé commode de rester ici, dans ce salon, en toilette de bal?
de nniÈRE. La matinée était si belle. ..
je respirais cet air pur...
aline. Ah ! et la croisée est fennec.
DE BRlÈnE. C’est que.... ( A part.) On n’est pas plus sot que moi.
ALINE. Le bal s’est bien prolongé... c’était, dit-on, magnifique... car je sais déjà tout ce qui s’est passé dans ce bal.
f£DE BRIÈRE. Oui, il était charmant.
ALINE. Il n’a pas eu cependant assez d’attraits pour vous retenir toute la nuit.
DE BRlÈnE. Comment?
ALINE. Vous l’avez quitté avant quatre heures.
DE RRIÈRE , jouant avec les pistolets, pour se donner une contenance. La position devient intolérable.
ALINE. Vous êtes allé...
DE BRIÈRE, négligemment. Ah ! monDieu!
au bois de Boulogne.
ALINE , détournant les pistolets. Prenez donc garde, monsieur.