‹ Les deux coupables comedievaudeville en un acteChapitre 4 sur 20 · SCÈNE U · texte numérisé non relu

SCÈNE U

Les Mêmes, MICHEL , encore endormi, baillant et se frottant les yeux.

M”' de valembert et ALINE. Michel !

Michel*. Ab! pardon , madame, je ne voyais pas ; c’est que je tombe de sommeil!..

(Il se détourne pour bailler.)

M“” de valembert. Eli bien ! mon fils?

ALINE. Mon mari?

Michel. Mais, madame, je croyais trouver ccs messieurs ici!

les deux femmes , à part. O ciel!

MiCiiEL. Je viens de rentrer tout seul, avec le cabriolet, après avoir attendu jusqu’au jour à la porte du Kanclagh , aussi,

* Aline , Michel , M“' de Valembert.

le cheval et moi , nous sommes sur les dents, pauvre bête!

de valembert, dont r inquiétude t>a croissant. Ainsi, Michel, vous n avez vu sortir ni M de Brière , ni Léonce ?

MICHEL. Mon Dieu! non, madame.

ALINE. Et ce bal, comment s’est-il passé? y a-t-il eu quelque chose d’extraordinaire?

MICHEL. C’était magnifique, madame, des toilettes, et des femmes superbes!

ALINE. Des femmes? M*" Sirvanes, sans doute? la connaissez-vous, Michel?..

MICHEL. (Jui, madame, il y a long-temps -, elle y était, et c’est «lie qui éclipsait toutes les autres ! seulement il y a eu quelque chose d’assez drôle ; mais je ne sais pas si je dois dire à madame...

ALINE*. Parlez, Michel, je le veux!

MICUKL.

Am : Vaudeville de l’anonyme.

C’est que c’te dam’ si belle et si bien mise ,

Qui d’puis long-temps est veuve & c’ qu’il partît, Vint h minuit tout’ seul’ dans un’ remise ,

Et qu'en partant quelqu’un l'ac^mpagnait.

Un cavalier en manteau , même à preuve Qu'il se cachait... et je ne stmpos pas Que ce monsieur fut le mari d’là veuve,

Rev’nu cett' nuit pour lui donner le bras.

ALINE. Vous l’entendez , ma Unie , vous l’entendez ! ( A part. ) C’était Armand !

M”' DE valeureux. Maisnion fils, comment expliquer son absence?., où est-il?

Michel, répondez, n’avez-vous pas entendu parler de quelque événement , quelque malheur?

MICHEL. Si fait, madame, on a cassé trente-six verres de punch et quinze soucoupes de glaces.

M“* DE VALEMBERT. Il s’agit bien de cela!

Voyons, Michel, réveillez-vous , consultez vos souvenirs !

MICHEL. Ah! j’oubliais...

M OJO de valembert. Quoi donc?

Michel. Ln événement qu’on m’a raconté, une querelle affreuse...

r' de valembert et alixe. Une querelle!...

Michel. On a même parlé de duel pour ce matin au bois de Boulogne... et tenez, à présent je me souviens qu’on a nommé un M. de Sainte-Luce...

M”-DE valembert, avec anxiété. Et l’autre? son adversaire ?

MICHEL. On ne m’en a rien dit.

M”' DE VALEMBERT. C’est inOD fils !

ALINE. Mon cousin!..

* Aline, M““ de Valembert, Michel.

MICHEL , vivement , remontant. Mais non, madame , puisqu’il n’a pas pris le cabriolet.

M me DE VALEMBERT, à elle-même. Eh! sans doute... pour mieux cacher son projet.

MICIIEL, à une Jenêtre à gauche. Le voilà dans la cour, et Georges est en train de dételer.

de valembert, vivement. Qu’il n’en fasse rien! allez.

(Michel sort.)

Aïs des Amazones.

Adieu , je pars..*

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