‹ Les deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 120 sur 165 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

chose : c'est que vous soyez heureuse, très heureuse.

HENRIETTE

Vous avez même fait tout ce qu'il fallait pour ça.

Tenez, je vais vous paraître probablement bien prétentieux, mais dans les premiers temps de notre divorce, j'étais préoccupé d'une idée .

HENRIETTE

Et quelle est cette idée qui vouspréoccupait si fort?

EDOUARD

Je craignais que vous ne fussiez, je ne dirai pas malheureuse, non, je n'allais pas si loin... mais enfin, pas heureuse...

HENRIETTE

Vous ne teniez pas à ce que je fusse malheureuse ?

EDOUARD

Non, par exemple !

HENRIETTE

Ça, c'est gentil.

EDOUARD

Ça m'aurait navré... Mais enfin, c'était possible... On ne sait jamais, avec le divorce. Il y en a de bons et de mauvais, comme il y a de bons et de mauvais mariages. Quand on se marie, on ne peut pas prévoir si dans Tintimité du ménage les caractères ne se choqueront pas, si la vie commune sera supportable ; et de même, quand on divorce, peut-on savoir s'il ne restera pas h l'un ou à l'autre, de la colère, de l'amer-

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