‹ Les deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 121 sur 165 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

tume, du dégoût, des tas de mauvais sentiments qui vousempoisonnent l'existence?

Cela ne vous est pas arrivé, Dieu merci ! Vous êtes aussi gaie, aussi vivante, aussi charmante qu'autrefois... C'est tout à fait l'impression que j'ai eue hier en vous revoyant... Il y a des hommes qui se seraient dit : « Bigre ! elle n'a pas l'air de me regretter beaucoup ! » Eh bien ! moi, de vous retrouver jolie et souriante, ça m'a fait plaisir, très profondément plaisir, je vous jure ; j'ai pensé : « Au moins je n'ai pas gâché sa vie, je n'aurai pas ce remords-là. » C'est peut-être encore une des formes de l'égoïsme ; c'est possible, je ne dis pas non ; mais c'est de l'égoïsme avouable et qui ne vient pas d'une sale nature...

HENRIETTE

Je n'ai jamais pensé que vous ayez une mauvaise nature, soyez-en sur.

EDOUARD

Dame ! on peut ne pas être un bon mari, tromper sa f emm e . . .

HENRIETTE

Faire le désespoir de sa famille.

Et être un bon garçon tout de môme.

C'est la vie !

HENRIETTE

Eh oui !

EDOUARD

Vous qui êtes une femme intelligente et très supérieure à moi, surtout comme caractère, vous devez comprendre cela.

HENRIETTE

Oh ! oli ! ménage/ ma modestie, je vous prie.

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