‹ Les deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 127 sur 165 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

HENRIETTE

C'est passé pour toi, naturellement. Tu as oublié celle-là, comme tu as oublié toutes les autres. Mais, moi, ça ne m'est pas si facile qu'à toi. On n'oublie pas en se disant: « Je ne veux plus y penser. » Ce serait trop commode... Et moi, en ce moment, je me souviens de tout ce que tu m'as fais, de tout ! de tout ! Je ne peux pas faire autrement.

EDOUARD

Ce n'est plus la même chose ; je t'assure que ce n'est plus la même chose ! Mon caractère a changé.

HENRIETTE, séloignant.

Est-ce que le caractère des hommes change? Est-ce que tu seras jamais un être différent de celui que tu es, que tu as toujours été ? Ouand tu désires une femme, ton

désir l'emporte sur tout. Tu ne sais même plus ce que tu as pi'omis, ce que tu as juré cinq minutes avant. Ce que tu mas dit il y a un instant, et que j'ai failli croire, c'était pour satisfaire le désir brusque qui t'avait pris... C'est un miracle que j'aie pu me ressaisir et m'échapper. Je ne sais pas encore comment ça s'est fait, j'étais déjà à toi... Heureusement que cette fois-ci, c'est fini!... Ah! oui, c'est fini!... Ah! bigre, oui. . . Quand j'y pense! Oh! là... là... là... là!... Où allais-je?.. où?... Ah! c'était le comble ! ... Ça , c'était le comble des combles !

EDOUARD

Comment! Comment!... Tu neveux plus, alors?

HENRIETTE

Non, je ne veux plus ! Si nous recommencions... \'eLix-tu que je le dise le seul changement quil y aurait ?(^ar il y eu aurait un,

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