‹ Les deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 143 sur 165 · ACTE OUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE OUATRIÈME

aimais pas, il n'y aurait aucune raison pour que je vous épouse. J'ai pour vous mieux que de l'amour,

LE HAUTOIS

Il n'y a pas mieux que l'amour !

HENRIETTE

J'ai pour vous de l'affection.

LE HAUTOIS

Ce n'est pas mieux que l'amour !

HENRIETTE

J'ai pour vous une estime très tendre et très sincère, qui remonte à bien des années.

LE HAUTOIS

A sept ans.

HENRIETTE

Vous êtes pour une femme un compagnon parfait, en qui elle peut avoir une entière

confiance. Vous êtes incapable de trahison, de déloyauté.

LE HAUTOIS

Tout ça n'est pas Tamour... Ilenricite, je vous en supi)lie, dites-moi que vous m'aimerez un jour, comme on doit aimer, comme... comme vous avez aimé votre mari, enfin !

HENRIETTE

Mais, Dieu merci î non, je ne vous aimerai jamais ainsi! Mais si j'étais capable de vous aimer ainsi, jamais je ne vous épouserais; vous entendez, jamais ! Je suis heureuse de devenir votre femme, justement ])arce (pie vous êtes le contraire de Taulrc, et (jue je ne veux plus mener la vie toile el enragée qu(>j"ai menée avec lui! Mais vous y avez assisté, vous. Le llautois, vous y avez assisté jour par joiu', à la vie que je menais autrefois!...

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