ACTE QUATRIÈME
LE HAUTOIS
Ça, c'était l'amour !
HENRIETTE
Vous m'avez vue énervée, furieuse, trompée du matin au soir ! Vous savez pourquoi nous nous sommes séparés, mon mari et moi. Après quelles scènes ! Vous savez tout ce que j'ai supporté jusqu'à la fin !
C'était l'amour!
HENRIETTE
Eh bien î de cet amoiir-là, j'en ai assez ! Et je vous le répète afin qu'il n'y ait pas de malentendu entre nous, ce n'est pas de cette façon-là que je vous aime... Oh! je comprends bien... Vous préféreriez me voir ardente et passionnée !
3cx> LES DEUX ECOLES
Oui!
LE HAUTOIS
HENRIETTE
Et VOUS dire que si je n'étais pas votre femme, j'en mourrais !
LE HAUTOIS
Oui !
HENRIETTE
Eh bien ! non. .le trouve qu'il serait indigne de vous et de moi de nous jouer celte comédie. Si je n'étais )>as votre femme, certes j'en aurais du chagrin, mais enfin je nCn mourrais pas. Dailleuis. il n'est jamais nécessaire de mourir; il vaut bien mieux vivre, vivre avec sécurité, avec con- (iance, avec joie, si cVst possil)le ; et je vous afiirme, mon ami, que c'est déjà quelque chose de pas commode.