‹ Les deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 25 sur 165 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

liant il n'y a plus moyen... Allons ! mon cher, votre conduite est pitoyable, permettez-moi de vous le dire.

Ecoutez, je vous jure que je ne suis pas aussi coupable que j'en ai l'air. Ma parole, j'ai été entraîné; il n'y a presque pas de ma faute. Si je vous racontais comment ça s'est passé cette fois-ci, vous m'excuseriez vousmême.

JOULIN

Voyons un peu.

EDOUARD

C'était le mois dernier. Une dame de nos amies, à qui je faisais la cour légèrement, très légèrement. . .

JOULIN

D'abord, il ne fallait pas lui faire la cour.

rx> LES DEUX ECOLES

EDOUARD

Je la lui faisais sans intentions, machinalement, comme on fait à toutes les femmes. Voilà que tout d'un coup, un soir, dans un salon, elle me demande en riant, en me riant dans les yeux : « Qu'est-ce que vous faites demain, dans l'après-midi? » Je réponds naïvement, sans songer à mal : « Je ne sais pas ; et vous ? » Elle me regarde encore en riant etelleme dit : « Ce que vous voudrez. » Voyons, qu'auricz-vous fait à ma place ?

.lOULIN

11 n'est pas question de ce que j'aurais fait, moi, mais de ce que yous avez fait, vous.

Dame ! écoulez, je ne suis pas un goujat, je ne pouvais pas faire celui qui n'a ])as compris. 1^]| c'osl toujours la môme chose.

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