‹ Les deux folies de Paris, juillet 1870- mars 1871Chapitre 1 sur 66 · II LES DEUX FOLIES DE PARIS · texte numérisé non relu

II LES DEUX FOLIES DE PARIS

vue de leur plaire, et de leur plaire on se trompant avec eux.

Les mots « science » et « scientifique » reviennent quelquefois dans les pages que l'on va lire : ils ne sont pas très- bien vus chez nous. Ils choquent le préjugé public, qui veut que l'intelligence spontanée suffise à tout. Ils froissent le sentiment égalitaire en éveillant l'idée d'une différence entre ceux qui savent et ceux qui ignorent. Us inquiètent les partis, dont la fausse optique n'admet pas la pleine lumière, dont les cadres étroits ne laissent pas entrer toute la vérité, ils irritent le chauvinl me dont les convictions peu solides redoutent la réflexion comme un dissolvant. Enfin, ils ont été discrédités par une classe particulière d'esprits faux qui les mettaient comme enseigne à leur fanatisme.

Et pourtant, ce n'est que lorsque la science inspirera et pénétrera la politique française, que les esprits sérieux pourront concevoir sur nos destinées autre chose qu'un banal espoir. Nous aurions voulu que les hommes du Quatre Septembre eussent tous compris cette vérité aussi bien

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