‹ Les deux folies de Paris, juillet 1870- mars 1871Chapitre 2 sur 66 · AVANT-PROPOS III · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS III

que M. Ernest Picard, dont le bon sens n'a pu, malheureusement, prévaloir sur la force du courant qui entraînait alors, avec le Gouvernement, presque toute la presse. — Seul, le Journal des Débats, après s'être nettement prononcé contre la guerre, tenait tête aux illusions et au délire démagogique. — Ailleurs, M. Weiss, par de savants exposés de notre situation militaire, M. About, par des accès de franc-parler , M. Hervé, par quelques sages conseils, soutenaient, de temps en temps, le parti opprimé de la raison.

Dans les clubs, aussi bien que dans la presse, MM. Louis Raxisbonne, Yung, de Pressensé rappelaient courageusement la démocratie au sentiment de la réalité et du devoir, — C'est grâce à l'hospitalité que nous avait offerte dans Y Electeur libre M. Arthur Picard, directeur de ce journal, qie nous avons pu, en pleine crise et sur le vif d ïs événements , exprimer nos idées et notre méthode politiques. Nous lui en témoignons notre reconnaissance.

Le petit nombre de ceux dont la vue, alors, ne fut pas troublée, démontrerait à lui seul coin-

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