‹ Les deux frèresChapitre 12 sur 77 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

RAFFER, PHILIPPE, CHARLOTTE.

PHILIPPE

Mais pourquoi se cacher?

Celui qui nous oblige avec tant de délicatesse ne peut pas dédaigner nos remercîmens, mais il veut nous en dispenser.

PHILIPPE

Un cœur sensible a besoin d’épancher sa reconnaissance ; mon cher Rafler, ne soupçonnez-vous personne ?

R A F F E R , affectant un air de discrétion.

Moi?.... mais.... non.

PHILIPPE

Que signifie ce haussement d’épaules ? ne pouvez-vous pas 9 ou ne voulez-vous pas m’instruire?

Si vous connaissez vos véritables amis , qu’est-il besoin d’explication ? et si vous en avez beaucoup qui soient capables de telles actions , je vous en fais mon compliment.

PHILIPPE

Cette manière d’éluder me ferait croire que vous êtes. . . .

Moi? ô mon Dieu! je conviens que mon amitié pour vous, que mes principes. . . . mais je ne suis pas riche. ... et. . . .

PHILIPPE

Raison de plus $ le riche donne rarement au pauvre, et sur-tout en secret.

CHARLOTTE, allant au-devant de Blum.

Ah ! voilà le bon Docteur.

RAFFER, à part, pendant que Charlotte va au-devant de Blum.

Maudit homme ! avec ses regards fixes et perçans , on dirait qu’il me poursuit par- tout !

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