SCÈNE PREMIÈRE
R A P P ï R , seul.
( Il se promène en réfléchissant. )
C E L A va mal, cela va mal. — Quel parti prendre? Je suis Iionnete homme ! oh ! certainement. Maia enfin je suis procureur , et si ma probité ne s’accordait pas avec mes intérêts , je me ferais siffler de tous mes conffères. — Le procès qui divise les deux frères Bertrand me faisait espérer que la gouvernante du Capitaine serait son héritière ; cela m’arrangeait.... mais sans cette condition,. l’épouse qui voudra -.ce ne sera pas moi — C’est ce diable de médecin qui dérange tous mes projets. Il empêche le Receveur de mourir; il se charge des affaires du Capitaine , et malgré mes assiduités auprès des deux plaideurs, je ne suis employé ni par l’un, ni par l’autre. — ( Anne sort en balayant. ) Voici la vieille servante du Receveur ; tâchons de savoir où en sont les choses.