‹ Les deux frèresChapitre 26 sur 77 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Madame W OLF , le Capitaine FRANÇOIS BERTRAND, RA F FER.

LE CAPITAINE

Bonjour, tout le monde.

mad. WOLF, avançant son fauteuil.

Vous avez fait un bon somme ce matin.

/ LÉ CAPITAINE

La soirée d’hier m’a fait lever plus tard qu’à l’ordinaire.

Vous avez donné à souper, sans doute, et vos convives. . . .

le capitaine.

Mes convives ? je n’en avais qu’un ; et que le diable puisse l’emporter.

Quel est cet importun ?

LE CAPITAINE

La goutte, mon ami , la goutte. ( il s’assied. )

Mauvaise compagnie !

LE CAPITAINE

Me voilà assis : faites-en autant, si vous voulez ; si vous ne voulez pas, restez debout. Pour moi , je suis dans un état à me fai^e clouer sur un fauteuil.

R A F F E R , souriant.

C’est une maladie qui ne frappe qu’à la porte des gens riches.

LE CAPITAINE

Et qui n’attend pas qu’on lui ouvre.

mad. wolf.

Si vouliez prendre quelques gouttes de mon élixir miraculeux. . . .

LE CAPITAINE

Laissez , laissez 5 — je ne veux rien de tout ce qui sent le miracle. — Mais vous étiez en grande conversation quand je suis arrivé : que je ne vous dérange pas. — Continuez.

( RalFer et madame Wolf se jettent un coup-d’œil d’intelligence.) R A F F E R.

Nous parlions. ...

mad. W o l F.

Nous regrettions. . . .

Nous nous étonnions. . . .

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