‹ Les deux frèresChapitre 42 sur 77 · ACTE SECOND · texte numérisé non relu

ACTE SECOND

LE CAPITAINE

Asseyez-vous donc, Docteur : que dites -vous de tout cela ?

LE DOCTEUR

Je dis que Buller est un honnête homme ; il sent qu’une heureuse réconciliation vous rendrait à-lafois le repos et la santé.

LE CAPITAINE

Sans les propos injurieux et les mauvaises manœuvres de mon frère. ...

LE DOCTEUR

En êtes-vous sûr?

LE CAPITAINE

Sans doute.

LE DOCTEUR

Capitaine, il y a des gens si méchans, que lorsqu’ils voyent un peu de fumée , ils soufflent jusqu’à ce qu’il en résulte un horrible incendie.

Vous pourriez bien avoir raison.

LE DOCTEUR

Détournez les projets des méchans.

LE CAPITAINE

Mon frère me hait.

LE DOCTEUR

On vous trompe.

LE CAPITAINE

Bah! bah....

LE DOCTEUR

S’il vous prévenait !

LE CAPITAINE

Mon frère?

LE DOCTEUR

S’il entrait ici avec un visage amical. ...

LE CAPITAINE, faisant un mouvement involontaire pour se lever.

S’il entrait ici ?

S’il vous tendait la main....

LE CAPITAINE, tendant la sienne , et la retirant tout- à-coup.

S’il me tendait la main ?

LE DOCTEUR

Et s’il vous disait ; — mon frère , ne retire pas la tienne !

LE CAPITAINE, ému.

Hé bien ? après ?

LE DOCTEUR

S’il s’approchait • ••• i

LE CAPITAINE, avec incertitude.

S’il s’approchait ? . , . ,

LE DOCTEUR

Et qu’il vous dît, en vous tendant les bras.,.»

LE CAPITAINE

Que pourrait -il dire?

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