‹ Les deux frèresChapitre 59 sur 77 · LE C A P I T A I N E · texte numérisé non relu

LE C A P I T A I N E

Je le crois.

LE DOCTEUR

Sa douceur , sa patience , sa piété filiale sont sans exemple.

LE CAPITAINE

Il faut donc que je fasse quelque chose pour elle ?

L E DOCTEUR

Jamais vous ne placerez mieux vos bienfaits.

LE CAPITAINE, riant.

Il semble même, Docteur, qu’elle sait mieux que vous tenir ma goutte en respect ; tant qu’elle a été ici, mes sujets rebelles n’ont pas bougé.

LE DOCTE U R

Puisque vous avez un moyen si facile d’appaiser vos douleurs, vous feriez fort bien de l’employer toujours.

LE CAPITAINE, gaîment.

Toujours? pourquoi pas? jele veux bien. — Mais son père voudra-t-il me la céder?

LE DOCTEUR

L’arrangement sera facile.

LE CAPITAINE, avec intérêt.

Vrai?

LE DOCTEUR

Vous n’avez qu’à les prendre tous deux.

LE CAPITAINE, vivement, d’un air fâché.

Non : jamais 5 il n’en sera rien.

LEDOCTEUR.

A la bonne heure. — Maintenant vous voudrez bien recevoir mes félicitations.

Sur quoi?

LE DOCTEUR

Votre procès est terminé.

LECAPITAIN E, avec une grande joie.

Ah ! que le ciel en soit loué ! je vous en remer-

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