LE C A P I T A I N E
Je le crois.
LE DOCTEUR
Sa douceur , sa patience , sa piété filiale sont sans exemple.
LE CAPITAINE
Il faut donc que je fasse quelque chose pour elle ?
L E DOCTEUR
Jamais vous ne placerez mieux vos bienfaits.
LE CAPITAINE, riant.
Il semble même, Docteur, qu’elle sait mieux que vous tenir ma goutte en respect ; tant qu’elle a été ici, mes sujets rebelles n’ont pas bougé.
LE DOCTE U R
Puisque vous avez un moyen si facile d’appaiser vos douleurs, vous feriez fort bien de l’employer toujours.
LE CAPITAINE, gaîment.
Toujours? pourquoi pas? jele veux bien. — Mais son père voudra-t-il me la céder?
LE DOCTEUR
L’arrangement sera facile.
LE CAPITAINE, avec intérêt.
Vrai?
LE DOCTEUR
Vous n’avez qu’à les prendre tous deux.
LE CAPITAINE, vivement, d’un air fâché.
Non : jamais 5 il n’en sera rien.
LEDOCTEUR.
A la bonne heure. — Maintenant vous voudrez bien recevoir mes félicitations.
Sur quoi?
LE DOCTEUR
Votre procès est terminé.
LECAPITAIN E, avec une grande joie.
Ah ! que le ciel en soit loué ! je vous en remer-