‹ Les deux frèresChapitre 2 sur 23 · LES DESCOINGS ET LES ROUGET · texte numérisé non relu

LES DESCOINGS ET LES ROUGET

quels on dit familièrement : t // vie$i pas eommode. » Aussi, pendant sa vie, gardait-on le silence sur lui et lui fit-on bonne mine.

Cette femme, une demoiselle Descoings, assez malingre déjà quand elle.éiait fille, et ce fut, disaiton ,' une raison pour le médecin de Tépouser , avait eu d'abord un fils, alors âgé de vingt-six ans ; puis une fille , venue par hasard dix ans après le frère , et à laquelle , disait-on toujours, le médecin né s'attendait pas. Cette fille , un peu tard venue , avait nom Agathe. Ces petits faits sont si çimples , si ordinaires , que rien ne semble justifier un historien de les placer en tête d'un récit ; mais , s'ils n'étaient pas connus, un homme de la trempe du docteur Rouget serait jugé comme un monstre, comme un père dénaturé; tandis' qu'il a obéi tout bonnement à de mauvais penchants , que beaucoup de gens abritent sous ce terrible a^^iome : Un homme doit avoir ducaraetèrel et qui a causé le malheur de bien des femmes.

Les Descoings , commissionnaires en laines , se chargeaient également de vendre pour les pro-

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