‹ Les deux frèresChapitre 3 sur 23 · LBS DESCOINGS ET LES ROUGET. S · texte numérisé non relu

LBS DESCOINGS ET LES ROUGET. S

prîétaires ou d^acheter pour les marchands , les lobons d'or du B^ry, et tiraient des deux côtés un droit de la commission. A ce métier, ils devinrent riches et furent avares : morale de bien des existences.

Descoings le fils, le cadet de madame Rouget, ne se plut pas à Issoudun ; il alla chercher fortune à Paris, et s*^y établit épicier dans la rue Saint- Honoré. Ce fut sa perte. Mais que voulez-vous? Vépicier est entraîné vers son commerce par une force attractive égale à la force de répulsion qui en éloigne les artistes. On n'a pas assez étudié les forces sociales qui constituent les diverses vocations : il serait curieux de savoir ce qui déler* mine un homme à se faire papetier plutôt que

boulanger, du moment où les fils ne succèdent

pas forcément a.u métier de leur père comme chez les Égyptiens» L'amour avait aidé la vocation chez Descoings. Il s^était dit : Et moi aussi , je serai épicier! en se disant autre chose intérieurement à Taspect de sa patronne , fort belle créature de laquelle il devint éperdument amoureux. Sans autre aide que la patience, et un peu d'argent que

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