‹ Les deux Frontins comedie en un acte, en versChapitre 23 sur 37 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

ARTHUR, puis MADAME DE LORMEAU.

ARTHUR

Femme, maîtresse, ami, ces tyrans des maisons.

Je les chasserai lotis; il faut oser : osons.

(il s'incline devant madame de Lornieiu, qui va s'asseoir à gauche, sur le

cauapé.)

Vous attendez monsieur Duhamel?

MADAME DK l.ORMEAU; elle dépose un dossier sur la table.

Une affaire...

ARTHUR

Je la connais...

MADAME DE LORMEAU

Monsieur est-il son secrétaire?

ARTHUR

Mieux que cela, Madame ;

MADAME DE LORMEAU

Alors un des parents?..

ARTHUR

Mieux encore...

MADAME DE LORMEAU

Un ami?

ART11U R

Mieux encore... je prends Le plus vif intérêt à tous les deux, Madame,

A monsieur Duhamel, comme à vous ; c’est mon amp Qui va s’ouvrir ici, qui parle en ce moment,

Daignez donc l’écouter.

MADAME DE LORM E A U, à part.

Ce jeune homme est charmant.

ARTHUR

Je connais Duhamel; c’est un de ceux qu’on nomme Un vrai provincial, un bourgeois... honnête homme Au fond, mais voilà tout; dans les mœurs du présent,

Pour briller à Paris ce n’est pas suffisant.

MADAME DE LORMEAU

Tout le monde est honnête.

ARTHUR

A peu près.

MADAME DE LORMEAU

Et la preuve.

C’est que depuis cinq ans on me respecte veuve.

ARTHUR

A part les criminels, on est assez moral ;

C'est un hommage à rendre au siècle en général...

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