‹ Les deux Frontins comedie en un acte, en versChapitre 36 sur 37 · SCÈNE XIX · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX

FRONTIN

• J’en conviens.

DUHAMEL

Mais le cœur était bon.

FRONTIN

C’est vrai.

DUHAMEL

Je me souviens

De cent beaux traits remplis d’un dévoùment sincère;

Je puis vous les citer...

FRONTIN

Ce n’est pas nécessaire,

Car je crains de manquer le convoi de midi.

(Un garçon entre uue lettre à la main et la remet à Front in.)

Et voilà ce qui fait son erreur...

(Au garçon.)

Étourdi !

(a Duhamel.)

Cette lettre est pour vous, le nom est sur l’adresse.

DU U AM EL, se lerant et prenant la lettre.

C’est de mon avoué... bon! ceci m'intéresse...

(il lit et laisse tomber la lettre.)

J’ai perdu mon procès !

Malheureux!

FRONTIN

Monsieur, criez plus bas !

DUHAMEL

FRONTIN

Malheureux! je ne vous quitte pas.

DUHAMEL

C’est ce coquin d’Arthur 1.. voilà ce qu’il me coûte!

FRONTIN

Mon neveu?

Ton neveu !

FRONTIN

C’est possible*

DUHAMEL, haletant.

Oui, sans doute.

Et je viens d’insulter un ami de vingt ans !..

LES DEUX FRONÎINS.

FRONT IN

Je ne reconnais point les Frontins de ce temps...

Les maîtres sont perdus si cela se propage.

DUHAMEL prend une résolution.

Viens, suis-moi.

FR0NT1N, joyeux.

Nous allons chez vous?

DUHAMEL

Non, chez Lepage,

Au tir de pistolet, pour me faire la main ; il faut que pour Arthur je me batte demain !

FR0NT1N

Coquin!

DUHAMEL

Et les témoins! pour les affaires graves On n’en trouve plus.

FR0NT1N

Non.

DUHAMEL

Je prendrai deux zouaves.

FRONTIN

Non pas... prenez...

DUHAMEL

Qui donc?

FRONTIN

Mais le chemin de fer 1

DUHAMEL

A mon secours, mon Dieu ! Paris est un enfer!

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