‹ Les deux Frontins comedie en un acte, en versChapitre 4 sur 37 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

GASTINEAÜ.

Le défaut n’est pas mince.

FRONTIN

Nous connaissons très-mal ces femmes en province ; C’est un fruit de Paris, et je redoute un peu Que mon maître, apprenant la couleur du bas-bleu,

Ne fasse une sottise I

GASTINEAÜ.

Elle serait trop forte !

FRONTIN

Paris le rendra fou.

GASTINEAÜ.

Mais je veux qu 4 il en sorte!

Il partira ce soir, toi-même que fais-tu A Paris?

FRONTIN

Moi? je pars... je crains pour ma vertu...

C’est décidé...

GASTINEAÜ.

Bientôt?

FRONTIN

J’attends une visite...

Mou neveu... je l’ai fait prévenir au plus vite...

GASTINEAÜ.

11 sert comme...

FRONTIN

Servir! lui! moucher neveu 1.. non.

Il est clerc de bazoche... il ennoblit son nom.

C’est un ambitieux, et je le laisse faire...

Je n’ai pas à Paris la plus petite affaire.

GASTINEAÜ.

Vous partirez ce soir.

FRONTIN

Ce soir?

GASTINEAÜ.

À la vapotfr.

FRONTIN

Monsieur...

GASTINEAÜ.

Convoi de nuit, par ['express-train.

FRONTIN

J’ai peur

• De me trouver ici demain matin encore.

GASTINEAU.

Tu ne trouveras rien.

Votre plan...

Très-bien.

FRONTIN

Oui, franchement, j’adore

G ASTI N EAU. '

Entre nous il est bien convenu.

FRONTIN

GASTINEAU.

S'il te demande : Eh bien 1 est-il venu Gastineau? Tu diras : Non.

FRONTIN

C’est aisé.

GASTINEAU.

Que nous réussirons.

Je pense

FRONTIN

Voilà la récompense

D’un ami comme vous, d’un valet comme moi.

GASTINEAU.

A bientôt! au revoir ! et je compte sur toi.

(il sort par le fond

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