‹ Les deux fusions, 1800-1873Chapitre 1 sur 27 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Un républicain, mortii y a quelques années, disait : « Nous devons à notre pays la vérité : aucune dette n'est plus sacrée ni plus pressante... Dans la langue des Pères de l'Eglise, annoncer la vérité, c'est délivrer son âme. Quiconque aime fortement son Dieu, son pays ou son drapeau dira que ce n'est pas là une simple métaphore. »

Ce sentiment impérieux de vérité et de justice a seul inspiré ces notes historiques. Rédigées depuis plusieurs années, elles sont publiées après une longue attente.

Pendant plus d'un demi-siècle la cause de la monarchie s'est identifiée avec la personne d'un prince, ardemment aimé par les uns, décrié par les autres avec une persévérance et une perfidie dont les luttes politiques offrent peu d'exemples. L'émotion causée par sa mort a un instant fait trêve à ces injustes attaques. Cette trêve n'a pas été de longue durée.

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