‹ Les deux GaspardChapitre 15 sur 16 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

LES MÊMES , Madame JULIEN , JEANNETTE , BOURDON sortant de chez lui , le Village.

CHŒUR

AIR : La loterie est la chance.

D'où vient donc tout ce tapage ?

Est-ce ainsi qu'on doit s'parl^?

D'un bout à l'autr' du village On vous entend vous qu'reller.

Madame JULIEN, à Simplet.

Montrez-vous plus raisonnable ; Qui caus' ce débat fâcheux î

SIMPLET

C'eit c'fripoQ.

l'avisé.

C'est c'misérablec Madame julien.

Ils s'connaiss't pourtant tous deux.

CHŒUR

D'où vient donc tout ce tapage , etc.

BOURDON , à l'Avisé.

Qu'la raison vienne à ton aide, Au lieu d' lui montrer le poing.

Madame JULIEN.

Que le pins honnête cède.

l'avisé , à Simplet.

Moi } )c a' lai céderai point.

CHOEUR, D'où vient donc tout ce tapage, etc.

l'avisé , à Bourdon.

Il m' dispute encore mes droits sur vot' nièce-, il dit qu' vot' sœur est la maîtresse.

BOURDON

Ah I il dit cal

SIMPLET , à madame Julien.

Il m' soutient que le père Bourdon n' fait que sa volonté.

Madame JULIEN.

Quand elle est conforme à la mienne.

l'avisé.

D'ailleurs, il n'y a qu'un mot qui serve, et j'avons là dans ma charrette d' quoi faire cesser toutes les discussions. (A part. ) Ma p'tite boîte va leur faire ouvrir de grands yeux. (// entre sous le hangar. )

Madame JULIEN.

Vous entendez bien, ma nièce, que je vous défends....

JEANNETTE

Oui, ma tante.

Vous entendez bien. Jeannette, que je vous ordonne....

JEANNETTE

Oui , mon oncle.

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