SCÈNE VIL
KHLESTAKOF, puis OSIP.
KHLESTAKOF.
Parbleu ! c'est comme si je n'avais rien mangé. Cela n'a fait que me mettre en appétit. Si j'avais quelque chose dans ma poche, j'enverrais chercher un pain d'un sou.
OSIP, entrant.
Le gouverneur est ici, qui veut se faire annoncer, et demande après vous.
KHLESTAKOF, effrayé.
Que dis-tu? Comment! cette bête de maître d'hôtel a déjà porté sa plainte ! Est-ce qu'il voudrait par hasard r.ie fourrer en prison? Diable! Si j'essayais d'une manière noble... non, non, je ne veux pas. Dans cette ville, les officiers et les bourgeois sont toujours à flâner. J'ai voulu leur montrer les belles manières, et j'ai commencé par faire l'œil à la fille d'un marchand.... Non, non, cela ne vaut rien... Mais comment oserait-il.... Suîs-je donc un marchand ou un artisan? (s'enhardissant et se redressant.) Ah I jc m'cu vais lul dire : Avez-vous bien
1 EUdaCeÀ.tÀ {ht bonton d(9 U port» to^n» ; Klilestakof pûlit «t frémit.)