‹ Les deux héritages;Chapitre 57 sur 138 · MICHKA, OSIP · texte numérisé non relu

MICHKA, OSIP

OSIP

Par où est-ce ?

MICHKA

Par ici, mon oncle, par ici.

OSIP

Un instant, que je souffle. Ah ! gredin de sort ! On dit bien que pour ventre vide il n'y a pas de léger fardeau î

MICHKA

Dites donc, mon oncle, le général va venir bientôt?

OSIP

Quel général ?

MICHKA

Votre maître.

OSIP

Mon maître? Quel général est-ce quMl est?

MICHKA

Comment, est-ce qu'il n'est pas général ?

OSIP

Général, ah ! oui; mais d'une autre façon.

MICHKA

Est-ce plus ou moins fort qu'un général en service ?

OSIP

Plus.

MICHKA

Voyez-vous cela ! Voilà la chose pourquoi il y a ce remue-ménage chez nous.

OSIP

Écoute petit. A ce que je vois, tu es un gaillard fûté ? Est-ce qu'il n'y aurait pas un morceau à manger ?

MIGHKA.

Hélas ! mon oncle, c'est que pour vous il n'y a rien de prêt. Vous ne mangeriez pas quelque chose de tout simple. Je crois bien que quand votre maître se met à table, il vous envoie de ce qu'il mange lui-même.

OSIP

Riais qu'est-ce qu'il y a ici en fait de choses simples ?

MIGHKA.

Il n'y a que de la soupe aux choux, du gruau, et puis

des pâtés.

OSIP

Rien que de la soupe aux choux, du gruau et des pâtés? C'est bon, nous mangerons tout cela. Allons, portons cette malle. 11 y a une autre porte par ici ?

MIGHKA.

Oui* (tous deux portent la malle dans la chambre de cdté.)

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