D O B T C II I N S K I
Dieu vous en donne quarante quarantaines!
L'ADMINISTRATEUR, à part.
De fièvres quartaines 1
LA FEMME DE KOROBKINE, à part.
Le diable te torde le cou !
250 L'INSPKCÏT.n; GKNKKAL.
LE GOUVERNEUR
Très-humbles remerciements. Je vous en souhaite autant à tous.
ANNA
Nous nous sommes déoidéaà nous fixera Petersbourg. Il j a ici un air !... C'est trop la campagne.. .l'ai, je l'avoue, un»- aversion extrême... Voici mon uuiri... qui va recevoir le grade de général.
LE GOUVER \ l l i;.
I " i vrai. Messieurs, je Fawue, lé diable m'emporte, mais j'ai fort envie d'être général.
LE RECTEUR
Dieu fasse que vous le soyez.
ROSTAKOFSKI.
L'homme ne peut rien : Dieu peut tout.
le juge.
Au grand vaisseau, la grandi' mer.
Le mérite est toujours récompensé.
LE JUGE, à |
Los poules auront des dents quand tu sera- général. Cela lui irait comme des manchettes à un cochon. Tu fais le fanfaron trop tôt Tu as ton affaire, mais tu n'es pas encore général.
L'A D M I N I S T R A T E U R , à part.
Le voilà général, le diable emporte ! Lui, général, et à quoi bon! Ce n'est pas l'embarras, il a un aplomb que le diable ne l'emporterait pas volontiers, n.nn, .... - Mots, Anton Antonovitch, vous ne nous oublierez pas.
LE JUGE
S'il arrivait quelque chose, par exemple, une mauv;n e affaire, vous nous serviriez de protecteur.
KOllOliKINE.
L'année prochaine, je dois envoyer mon fils dans la
capitale pour qu'il soit utile au gouvernement. Vous aurez la bonté, n'est-ce pas, de lui accorder votre protection? Vous servirez de père à ce pauvre orphelin.
LE GOUVERNEUR
Oui, je vous promets de m'employer pour lui.
Mon Dieu,Antoncha, tu es toujours à faire des promesses. D'abord, tu n'auras pas le temps de penser à cela. Et comment est-ce possible, et à propos de quoi se charger de ces engagements-là ?
LE GOUVERNEUR
Mais, ma chère, quand c'est possible.
ANNA
Possible ! possible ! Enfin pourquoi se faire le protecteur de tous les pauvres hères?...
LA FEMME DE KOROBKINE
Entendez-vous comme elle nous traite ?