‹ Les deux héritages, suivis de L'inspecteur général et les Débuts d'un aventurierChapitre 13 sur 173 · C L É AI E N C E · texte numérisé non relu

C L É AI E N C E

Vous riez , Monsieur, c'est fort mal. Voyez-vous, je suis une pauvre fille qui n'aspire qii'à sortir de la fausse position où des malheurs de famille m'ont jetée. Je me sens des dispositions pour le commerce, et je me dis comme cela que je pourrais faire peut-être ma fortune en Algérie.

SAQUEVILLE.

Vous avez plus d'une cordeàvotrearc,àcequejevois.

CLÉMENCE

Ce qu'il me faudrait, c'est un peu de protection. Si Monsieur le colonel de Saqucvillc daignait me recommander à ses amis, je suis sûre qu'on accueillerait avec faveur la protégée d'un des vainqueurs d'Isly.

Mademoiselle, je ne suis pas un vainqueur, mais je serais charmé de vous savoir en Afrique. S'il ne vc^>» faut que des recommandations et un peu d'argent jour vous y établir, disposez de moi.

CLÉMENCE

Oh ! Monsieur, que vous êtes bon ! Que je voudrais être un jour à même de vous témoigner ma vive recon-

' illCCl (Elle lui serro les mains.)

LOUIS, entrant.

Eh bien, ne vous gênez pas. Laissez donc vos femmes seules avec un spahi l

CLÉMENCE

Ah ! Louis, vous ne vous figurez pas comme votre oncle est bon.

LOUIS

\u contraire, je me le figure très-bien, et j'ensuis fort jaloux. Mademoiselle, vous allez me faire le plaisir d'aller & votre répétition voir si j'y suis.

CLÉMENCE

Allez, vous devriez bien apprendre de votre oncle à être aimable.

LOUIS

Mon oncle, je suis à vous, (a Félix qui entre.) Je n'y suis pour personne.

Monsieur, c'est ce monsieur que vous m'avez dit, M. Kermouton, qui est revenu.

LOUIS

Mon oncle, c'est un électeur influent... un homme erès-riche. Il est déjà venu ce matin. Permettez-moi de lui dire un seul mot, rien qu'un seul.

SAQUEVILLE.

J'attendrai... (b1s.) Mais ce bel objet? Les électeurs aiment la morale.

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