M. K E KM O L T 0 N
C'est àcause de ce portrait, surtout... et cela niva toujoursfait retarder...
LOUIS
nue voulez-vous? les ministres ne savent rien. Je ne sais à (iuui pensent les préfets! Mais tout peut se réparer : permettez-moi de parler au ministre de l'intérieur...
M. KERMOUTON.
Du commerce.
LOUIS
Sans doute, du commerce. Je le connais, il a de la bienveillance pour moi. Je lui porterai votre brochure.
M. KERMOUTON.
Je lui en ai envoyé un exemplaire, avec une pétition.
LOUIS
11 n'a le temps de rien lire, mais je lui en ferai l'analyse. Je lui parlerai des bois et des chèvres, et il
faudra bien...
Oh! Monsieur, que je vous suis reconnaissant!... le! ne parlez pas des chèvres; toute réflexion faite, j'ai été un peu vif. Notre préfet les soutient peutêtre... Je me rappelle que sa femme prend du lait do ci lèvre...
LOUIS
1 h bien ! nous ne parlerons pas des chèvres. — >ites-moi, monsieur, m. Mériadec, comment vote-t-il?
M. KERMOUTON.
Bien, toujours avec moi. Il me doit de l'argent. J'en
pin. d'un parla, allez. — Le ministre m'a répondu
ne lettre fort polie; la voici : il dit qu'il examinera
a la première occasion, avec l'intérêt qu'ils
itent: mais l'occasion*.
LOUIS
Nous la ferons naître, reposez-vous sur moi. — Pouvez-vous m'avoir le notaire de Saint-Aubin? Le souspréfet dit qu'il est influent dans son canton.
M. KERMOUTON.
Yvon Lantillerac'h, c'est un malin ! Mais j'y pense : je suis en marché pour les prés du Kist-Vaën, je lui ferai faire l'acte.
LOUIS
Admirable! Monsieur de Kermouton, excusez-moi de vous recevoir si mal. Donnez-moi votre adresse, et ne quittez pas Paris sans venir me demander à dîner. J'ai besoin de causer longuement avec vous.
Toujours à vos ordres, Monsieur ; hôtel des Messageries royales, numéro 89. Un mot à la poste, et je suis
Chez VOUS. (U sort, reconduit par Louis.)