OS II
Comment ça se peut-il? Je ne sais pas seulement ce que c'est qu'un lit. J'ai me ■ pieds. Je me tiens dessus. Je n'ai qui ■ votre lit
K !I LEST \ K OF, m promtnant.
Regard*- dans la blague s'il y a du tabac'/
L'INSPECTEUR GÉNÉRÂT. 157
OSIP
Du tabac ? Il y a quatre jours que vous avez fumé le
reste.
KHLESTAKOF se promène en se mordant les lèvres. D'un ton décidé et terrible .
Écoute, Osip!
OSIP
Plaît-il?
KHLESTAKOF, d'un ton terrible mais moins décidé.
Descends.
OSIP
Où?
KHLESTAKOF, d'un ton qui n'est plus ni terrible ni décidé mais presque suppliant.
En bas, au buffet... dis qu'on me monte à dîner.
OSIP
Ah ! ma foi, non. Je n'y vais pas.
KHLESTAKOF.
Comment, drôle !
OSIP
Et d'ailleurs, quand même j'irais, qu'est-ce que cela ferait. Le bourgeois dit qu'il ne veut plus vous donner à dîner.
KHLESTAKOF.
Comment, il oserait ! Voilà un impudent maroufle.
OSIP
Il dit qu'il ira au gouverneur, parce qu'il y a quinze jours (|u'on ne l'a payé. — Toi, dit-il, et ton maître vous êtes des polissons, et ton maître un escroc. J'en ai déjà \u, qu'il dit, des pique-assiettes comme vous.
As-tu fini, brute que tu es, dédire tes sottises?
OSIP
Il dit : Cela vient, cela s'installe, cela prend à crédit, et on ne peut faire déguerpir cela. Mais moi, dit-il, je
ne plaisante pas. Je fais ma plainte, et je vous fais fourrer en prison.
KULESTAKOF.
Assez, imbécile! Descends, descends lui parler. Quelle brute!
OSIP
Il vaut mieux que je dise au maître de venir vous parler.
KHLESTAKOF.
Eh ! je n'ai que faire de le voir. Parle- lui toimême.
OSIP
Mais, Monsieur...
KHLESTAKOF.
Va donc, le diable t'emporte ! Fais monter le maître d'hôtel. (oSiP su.t.)