‹ Les deux héritages, suivis de L'inspecteur général et les Débuts d'un aventurierChapitre 90 sur 173 · ANNA ANDREIEVNA, MARIA ANTONOVNA · texte numérisé non relu

ANNA ANDREIEVNA, MARIA ANTONOVNA

ANNA

Ah ! quel charmant jeune homme !

MARIA

Qu'il est aimable I

ANNA

Mais quelles manières charmantes! On reconnaît bien un élégant de la capitale. Son affabilité, et puis tout cela.... Il est délicieux! Moi, je suis folle de ces jeunes gens-là ! D'honneur! ils me ravissent. Et je me suis bien aperçue que je lui plaisais... 11 n'a fait que me regarder.

MARIA

Ah ! petite maman, il m'a bien regardée aussi.

Mon Dieu ! comme la voilà bien là avec ses folies ! Mais cela n'a pas le sens commun.

MARI A

Mais oui, petite maman, il m'a regardée.

ANNA

Mon Dieu ! mon Dieul vas-tu encore disputer! C'est bien assez pour aujourd'hui. Lui, te regarder! Et à propos de quoi te regarder'/

MARIA

Si, maman, il m'a regardée. Et quand il a commencé ii parler de littérature, alors il m'a regardée, et ensuite quand il a raconté comment il jouait au whist avec des ambassadeurs, alors encore il m'a regardée.

A la bonne heure, peut-être bien une fois, et encore... Allons, se scra-t-il dit, rogardons-la une fois.

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