Texte de BARltiiKouB
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Ligne 1. Les premiers mots sont des plus clairs : il s'agit d'une stèle érigée par Bar-Rekoûb, roi de Ya'dt, en Thonneur de son père Panammoû (peut-être plus exactement Panamou)^ fils de Barçour. Ce personnage royal n'est donc pas le même que l'auteur de la stèle de Hadad qui signe « Panammoû, fils de Korul » et qui mentionne son fils, également nommé Panammoû, comme héritier unique de son trône (1. 15), En admettant que la succession directe de Eorul n'ait pas été interrompue, on a une suite de six générations : Eorul, Panammoû I^', Panammoû U, Barçour, Panammoû lU, Barrekoûb.
Après un espace vide délimité par deux lignes parallèles et formant une échancrure, je reconnais sur le fac-similé les
1. Pendant la correction des épreuves du commentaire qui suit, j'ai reçu de M. H.-D. MtUler le tirage à part des feuilletons n<» 10232 et 10233 de la Neue frek Presêe des 16 et 17 février 1893, contenant un exposé succinct des fouilles de Zindjîrlî, avec la traduction des deux grandes inscriptions qui, quoique reposant sur un déchlf&ement insufiBsant et sur des théories inadmissibles selon moi, apporte quelques explications de détail qui coïncident avec les miennes, entre autres la traduction de <o2T par « ail » et l'équivalence de «ip-^i et nvi^* ^* Mûller se prononce très dubitativement au siget de mon identification de la langue hétéenne avec celle de Sam'al et très énergiquement pour Taramaïsme de cette dernière langue.
Quelques jours après, M. Th. Nôldeke a bien voulu me communiquer les épreuves de Tannonce qu*il fera paraître dans le prochain numéro de la ZeiUchrift der deutaehen morgenldndùchen Gesellschaft sur le volume relatif aux fouilles de Zindjîrlî. La savant orientaliste apporte également certaines améliorations auxquelles j*étais arrivé de mon côté. M. N5ldeke penche aussi vers l'aramaïsme de la langue des deux grandes inscriptions et donne ses vues sur les dentales araméennes.
Enfin, dix jours plus tard, M. Millier a eu Tobligeance de m'envoyer un mémoire développé intitulé Die altaernitùtchen Inschriften vcn Sendachirli, où il commente largement les deux grandes inscriptions sur la base de la transcription admise dans la publication du Comité oriental. L'aramaïsme de ces textes j est défendu contre les arguments dont j'avais appuyé l'opinion contraire. Cette circonstance m'oblige à traiter cette question à part dans des remarques additioniielleê. Les divergences d'interprétation seront relevées dans des notes mises au bas de mon commentaire. Le mémoire de M. Mûller sera cité sous l'abréviation A, L S.
traces du mot nb»2 « roi », puis, après un autre espace fruste qui pouvait contenir cinq ou six lettres, le groupe "^IX (A. S. donne •;!•) qui se complète aisément en ^IX^, Ya'dî. En considération de ce que ce royaume porte, chez les Assyriens aussi bien que dans Tinscription araméenne du même roi, le nom de Sam'al, biiD^D « Nord », on est tenté de combler la lacune par les mots xn " bxDK^ » Sam'al qui est Ya'dî ». Nous reviendrons plus loin sur ces deux noms géographiques. Avant D^ll} il me semble y avoir la trace d'un D. Le mot suivant dont les trois lettres radicales sont communément lues D^D débute soit par un i, soit par un D et se termine par un petit espace fruste; comme Thébreu obsS désigne un lieu de refuge (Psaumes, lv, 9), on peut strictement supposer qu'en hétéen il a le sens général de délivrance, et en complétant en ^DX le mot suivant qui commence par les deux lettres visibles ">D, l'on aurait ainsi littéralement « dans Tannée du salut de mon père », mais cette tentative s'évanouit d*abord devant le témoignage formel de M. Sachau affirmant que la lettre initiale est un j et non un D, puis, même avec la tournure « dans Tannée où morl père a été sauvé », par cette raison irréfragable qu'au début du règne de son père Panammou III, Barrekoûb n'aurait pu raconter comment il lui a succédé (1. 19)^ Une grave difficulté paléographique complique encore la question : la première lettre radicale n'a nullement la forme d'un D mais celle d'un p. En raison de ces circonstances particulières, il esl impossible de lire autrement que D^pJ, passé vifal de obp « Tannée dans laquelle mon père a été retiré », sens qui se relie très bien au membre de phrase suivant dont la transcription p")X ' DK^Hl (l. 1-2) me paraft justifiée par des traces assez perceptibles et dont la signification est sans conteste « et on Ta fait revenir dans le pays ». Le retour du corps de Panammou à Ya'dî est raconté
à la ligne 18. Je prends D2^n pour un Iiofal, DK^il, de 2W
« revenir, retourner ». L'emploi du nif'al est un hébraïsme
1. Ni njtri ^i même ri^tt^S ^^ peuvent signifier « au souvenir de Tannée » {sur Erinnerung an das Jahr, A, I. S.)\ dans ce cas, le monument aurait plutôt pour but de rappeler la délivrance, non Tannée où elle a lieu.
manifeste. Nous en aurons plus loin un autre exemple. Cette phrase clôt l'introduction.
Ligne 2. La phrase nnnî!^ ' p • nx^ nbx ' nVO^D ' H^N* « son père, les dieux de Ya'dt Font sauvé de sa ruine* » ne comporte que cette seule remarque : le lapicide, par suite du ^ initial de ^IX") a omis le ^ final de ^nbn « les dieux » et a écrit nbx.
Ce qui suit présente un résumé substantiel des événements qui avaient amené Tintronisalion de Barrekoûb et Térection de la stèle. Le roi parle de lui-même à la troisième personne et commence par rappeler les malheureuses circonstances qui avaient mis fin au règne de son père Barçour. Le mot suivant nbxS est, sans aucun doute, Thébreu TuH « adjuration, malé-
TT
diction », mais dans le sens plus populaire de « malechance » -, les formes niH et niDX sont araméennesv cette dernière est unique même dans les deux textes hétéens qui orthographient partout ailleurs HUN. Je lis ensuite D"irTnbx*Dpl = héb. !nn IvJ^ DpV « et Tépée s'est levée contre elle»; l'expression bx Dp au lieu de bV Dp se présente également dans la Genèse, iv, 8.
Le mot ;3*)n paraît avoir été déterminé par un nom propre
formant le groupe malheureusement très -peu visible • Dp*1D dont la troisième lettre est des plus douteuses. Au mot suivant la lettre finale se distingue suffisamment comme un "], de manière qu'on est bien tenté de compléter "{[^O] « roi de », et dans ce cas le mot nilK^ ou ^32^ qui suit serait un nom de pays. Si cette seconde lecture se vérifiait, on pourrait songer au pays nommé Shubari dans Tinscription de Tiglatpiléser I*' (col. Il, 29) et qui n'était certainement pas éloigné de Ya'dî. Je ne sais que faire des lettres visibles in'lbjJC?)- Après une petite lacune on croit reconnaître le groupe inanalysable
1. C'est-à-dire de la ruine qui le menaçait (cf. Jonas, iv, 6, ^ S'jynS iDVID^î il risquait en effet d'êti'e massacré avec d'autres princes (1. 5).
2. Le trait supérieur du ^, arrêté par un trou, se prolonge assez visiblement au delà de la ligne sur Testampage, circonstance qui ne permet de le confondre ni avec un ^, ni avec un 7.
3. Pour la forme masculine du verbe, voyee Samuel, I, xiii, 22.
rîbtimxb suivi de DTWQ « alors il a détruit (?)< ». A la fin se voient quelques traits supérieurs d'un mot court mais impossible à préciser.
Ligne 3. La première moitié de cette ligne est claire; il faut lire ')n%^ au lieu de înîN (A. S., p. 19, 1. 3). A noter les chiffres des dizaines formés par un gros point et qui sont empruntés aux Babyloniens.
Sous les formes confuses du fac-similé, je distingue avec quelque certitude la phrase DD") * t^D * TÎHI « et il a pillé tous les chars ». Immédiatement après on serait tenté de lire jnm « et il a tué », si le fac-similé n'offrait pas un point séparatif avant le ") -, la haste de la première lettre se dirige aussi trop vers la droite pour être un 1 ; la revision sur Toriginal est donc indispensable.
Je suis incapable de restituer le mot voisin qui se termine par HD, ni de comprendre le groupe D^J? qui apparaît après le points Le reste de la ligne ne laisse voir que des lettres isolées ou des groupes mal définis; je les ai reproduits dans la transcription, mais ils ne contribuent guère à rendre plus intelligible la liaison du contexte.
Ligne 4. mP^ peut être le pluriel de ^n^ (= héb. 10^) à
rétat construit, ce qui obligerait à voir dans HD le mot signifiant « homme »; mais une autre explication semble beaucoup plus probable quand, conformément à Thébreu ^n^ qui n'est
usité qu'au singulier, on prend le H de mn^ pour le suffixe de la troisième personne. Cette conception conduit à considérer DD non comme le verbe HD « est mort », ainsi que je
l'avais pensé au début, mais comme la particule de temps signifiant « aussitôt » qui s'est présentée si fréquemment dans l'inscription de Panammou I«'-, les deux mots mJDD'Xbo qui terminent la phrase s'y rattachent on ne peut mieux : « et le reste (mot à mot : « et son reste », c'est-à-dire : « le reste des habitants de Ya'dî ») a rempli (X^D) les prisons ».
1. Avec une certaine dose de bonne volonté on inclinerait à lire quelque chose comme rnatt^l ' npSl * în^l ' SStT « pilla, donna ) prit, étendit i>, mais ce sont là des indices sans valeur réelle.
2. Y aurait-il [nloSy llteÎT « et il a garrotté les jeunes femmes »?
émjDD (de "IJO, fermer, enfermer) est un collectif; en hébreu, c'est la forme masculine "l^DD qui est employée dans le sens
de cachot, prison (Isaïe, xl, 7, passim).
Le sujet de la phrase suivante est le roi ennemi qui a laissé après lui (mot à mot : multiplié, *)3pn) plus de villes détruites
(nbnn) que de villes peuplées (rÎDî!^^). Le même sujet se
rattache au verbe suivant qui paraît être |njT « et il a donné, fait » bien que le H soit tout à fait effacé. Le reste de la ligne est presque entièrement détruit et je ne me chargerai pas de le restituer. Le mot final laisse cependant voir les lettres initiales ' Dî!^n ; si on comble la lacune par un 1, on obtient le verbe IDK^Î^ « elle extermine = elle a exterminé) se reliant
bien avec le mot D*)n « épée » de la ligne suivante qui en forme le sujet.
Ligne 5. Le verbe IJ^nni a bien un sens passé, mais, contrairement k ma première manière de penser, il n'est pas nécessaire d'y voir le T conversif de Thébreu. Cela résulte du verbe précédent 102^n qui est clairement un imparfait. Le suffixe T de IJ^inn^ se rapporte, si je ne me trompe, à rV2 « maison, famille »; Taccusatif remplace ici la préposition lb « a lui » ou ID « en lui », comme cela a souvent lieu en hébreu. Le complément ">iD in dont le nom de nombre revêt la forme araméenne, pour Thébreu inî^, peut se traduire « Tun des enfants », soit « Tun de mes enfants », selon qu'on prend le ^ de ^JD soit pour Tindice du pluriel soit pour le suffixe possessif de la troisième personne. Cette dernière interprétation, évidemment la plus naturelle, force à admettre que Barrekoûb était déjà père de plusieurs enfants lorsque son grand-père Barçour a été massacrée
La phrase suivante, malgré rinsuffisance du fac-similé, se lit avec certitude 'nxvp-)^*:l• 3nn-n">in-DJX1, mais les trois premiers mots ne peuvent pas signifier « et Tépée a jeté le deuil » comme le propose M. Sachau (A. S., p. 72); DJNI paraît le résultat d'une simple inadvertance de la part du lapi-
1. L'idée de mettre cette phrase dans la bouche de Hadad et d'entendre sous répithète « un de mes fils » le roi tué, Barçour {A. L S., p. 12), me paraît peu vraisemblable.
cide qui avait à graver DJS'TNV « alors il y eut aussi des massacres dans le pays de Ya'dt ». A remarquer la forme ^0^^{ en face de mn qu'on lit à la ligne 2.
La petite lacune qui se présente après les lettres m ou m par lesquelles commence le nouveau verbe est des plus regrettable ; elle empêche de saisir la raison qui amène, à la suite des
deux lettres ^X, la mention de ^"ip • "1D " 12^D « Panammou, fils de Qorul », Tauteur de la stèle de Hadad. La suite contenait sans aucun doute des renseignements importants sur le degré de parenté qui existait entre le premier et le troisième Panammou, mais l'état du monument ne permet d'enregistrer que des lettres isolées ou des groupes peu sûrs. D'abord un X suivi d'une lacune de deux ou trois lettres, puis, après un point, le mot ^DK « mon père »•, vient ensuite quelque chose comme Q^ suivi de QT ou D*). Les deux mots assez lisibles mais énigmatiques 13K * HwD, qui se présentent après, ne constituent pas la fin de la ligne, puisqu'on y voit encore quelques traces de lettres près de la marge*.
Ligne 6. Ainsi que M. Sachau Ta bien vu, elle commence par une énumération de différentes céréales panifiques. Une erreur de lecture m'avait fait transcrire nD*)2^ « incendie » au lieu de H^W ; de là, dans mon essai provisoire, la traduction
« la désolation (héb. nX27), Tincendie et la disette (héb. Xîûn
«manquer»); le fac-similé a aussitôt fait disparaître cette manière de voir. nXZ^, comparable à lassyrien she'u et devant
probablement se lire HiWf signifie « blé » de même que l'hébreu pi. La radicalité de Valeph et aussi la forme féminine dans laquelle ce mot apparaît en hétéen en garantissent l'origine sémitique. tl'lVD semble désigner l'avoine appelée
1. M. D.-H. Muller {A, L S,, p. 12) suppose la contraction de ^^ t^^.
2. Après un nouvel examen je crois reconnaître les mots * n[]lilln*1 TIK • n:i • Dl'ST • 115* • ^hN • Sip ' 13 • 1D:S * TN « elle tua alors Panammou, fils de Qorul, le frère de mon père, et son fils Prm périt... ». Cette dernière phrase explique pourquoi le trône de Panammou I®^ n'a pas passé à son fils. Quant à Panammou II, Théritier présomptif de Panammou I«' d'après Tinscription de la stèle de Hadad, il mourut probablement du vivant de son père*
dans la Mischna b^W nbllîS^. Si cette céréale n'est pas cultivée de nos jours en Syrie, elle se trouve à l'état sauvage au
delà du Jourdain. M. Sachau a déjà comparé le mot mS^
qu'on lit dans Isaïe, xxviii, 25 et que certaines versions traduisent par YÂyyoov « millet ». Nous préférons toutefois le témoignage formel des rabbins, et cela d'autant plus que le millet
paraît être généralement désigné par fm, ^^t M-^<>m ^^ peut aussi penser au sorgho. Malgré cette modification pour l'interprétation des mots, le sens d'ensemble que j'avais supposé comme l'objet de la phrase reste intact; il s'agit d'une grande famine, à la suite de laquelle les céréales étaient montées à des prix extraordinaires.
Il va sans dire que ma traduction provisoire « et il y avait
aussi un distributeur et un poseur et un prévôt, etc. » (D"^è "IpiZ^T bpvZ^I) disparaît devant la lecture plus correcte du facsimilé, si bien expliquée par M. Sachau. Il est question de la cherté des denrées qui est exprimée par des mesures et estimée d'après la valeur officielle du sicle. Une demi-mesure (DIB), probablement de la nxpi vint à coûter (Dp) un sicle
(^pïb!l); il s'agit visiblement de la denrée la moins chère, l'orge, laquelle est mentionnée en dernier lieu.
La mesure dite ici ni^lDî!^ est inconnue partout ailleurs-, le mot qui suit détermine la denrée pour laquelle on avait l'habitude de s'€n servir. Je lis fSIZ^; la première lettre seule est fruste en partie. Je compare, sous quelques réserves, le mîschnaïtique pD^K^ « folle avoine » dont on faisait du pain de basse qualité (Mischna, Halla, i).
La dernière denrée est nommée HJDX, elle se vendait à la niZ^D, visiblement la forme féminine de l'hébreu XtS^D
« chargement * »,ce qui fait voir qu'elle n'avait pas une grande valeur intrinsèque. Il s'agit vraisemblablement des épis qu'on
1. Je ne crois pas que riUHS ^^i^ Thébreu nntZfO ^t surtout quil signifie « boissou )> (il. J. 5., page. 13).
mangeait rôtis au feu (Lévitique, ii, 14) et dont on se servait pour la nourriture du bétail.
Le verbe blS^l, étant donné que le qal ^D^ n'est pas usité dans les langues sémitiques qui se servent de cette racine,
pourrait être lu bD^l, futur du hipKil blin, pourvu du ^ con-
versif, mais, comme cette forme serait trop isolée ici, je préfère le pa'él bs^, forme commune à Taraméen et à Tassyrien^
Le sujet de ^D^l est ^3X « mon père » \ le complément direct est exprimé par les deux mots mal conservés qui terminent la ligne, dont le premier commençant par JlD se compléterait aisément en " ipi ^ÎJID « vêtements précieux ».
Ligne 7. L'expression ^D^t " H^D * bj^ " HD^DT ne saurait signifier : « Et il (le roi d'Assur) a fait roi Panammou sur la maison de son père »^ il faudrait « sur le pays de Ya'dî », ou « à la place de son père ». Il est donc préférable de voir
dans HDbo un substantif (=héb. ?lbb, ar. sjXU) pourvu du suffixe possessif de la troisième personne. Ce suffixe se rapporte naturellement au monarque assyrien : « Et son règne était sur la maison de son père (= dePanammou) », c'est-à-dire : « était son suzerain ».
C'est encore le roi assyrien qui est sans aucun doute le sujet du verbe Jini « et il a tué » dont le complément direct doit être quelque chose comme « fauteurs ou acteurs de destruction ». Le dernier terme a en effet son équivalent dans r\TWy mais la lecture du mot précédent est très incertaine sur le fac-similé, où je ne trouve point les lettres pX qu'offre la transcription (A. S., p. 68). II faut attendre le résultat d'une revision sur l'original avant d'émettre un avis quelconque-.
Après rON on aperçoit la partie inférieure d'une lettre qui peut être un 1, un ") ou un i\\ la première lecture est la plus vraisemblable, puisque ce doit être le commencement d'une nouvelle phrase. Le verbe paraît se terminer par les lettres
1. La vraie explication de ^ii-ït a été donnée pour la première foi* par M. Millier.
2. Un nouvel examen de l'estampage me fait reconnaître les lettres S VI ^^ maître, auteur ».
pb, de sorte qu'on est tenté de compléter pbm « et il a distribué », expression à laquelle les mots suivants, lî^X'^D « du trésor », se joindraient très bien. Les mots qui viennent après, transcrits ^!1X...X... dans A. S., p. 19, 1. 7, malgré les confusions sensibles du fac-similé, me paraissent être plutôt "^IX^ • mx • Dî^ « le peuple puissant (= les gens riches?) de Ya'dî ». Je n'ai rien à conjecturer sur la manière dont il faut compléter le groupe DD qui suit la préposition [D « de ». Ligne 8. Le roi d'Assyrie ayant fait une enquête sur les cachots (mJDD) dans lesquels étaient retenus les captifs de Ya'dî, a donné l'ordre de relâcher ceux-ci.
Le sens de « rechercher » que je suppose au verbe ÏS^ÎI^D s'appuie uniquement sur le néo-hébreu IZ^DIZ^b qui a le même sens^ Peut-être y avons-nous le verbe assyrien pasasu « démolir, détruire »; le s assyrien est souvent rendu par sh en hébreu et en araméen. ^D'in est Thébreu HSin « retirer,
quitter », qui exprime également l'idée de « laisser aller, lâcher» (Cantique, III, 4); ^3I2^=héb. ^32^ «captivité, captifs».
Le complément indirect du verbe ^D*)n est ">DX ' HJ? « vers mon père »; le J? est très altéré sur le fac-similé, je crois pourtant pouvoir l'admettre provisoirement.
La délivrance paraît s'être étendue sur les femmes vendues et les condamnés à mort; le groupe DD, qui suit le mot v^;; = héb. U^làj « femmes », ouvre une lacune irrémédiable
d'une dizaine de lettres, se terminant par les traces du groupe X1D qui peut signifier « il a racheté (héb. ms) ». Les mots
nb^np • n^D, visiblement précédés d'une préposition bilittère, peuvent bien signifier« maison demassacre(bnp=bDp), mais l'existence du p est assez énigmatique. Non moins incertaine demeure l'interprétation du mot suivant H^lp^ suivi d'un 1 après un petit espace, le reste étant tout à fait détruit. Si l'on sépare 12pl en lui attribuant le sens de Thébreu ^2p^ « et ont acquis », on obtient, en supposant comme c'est d'ailleurs assez vraisemblable qu'il s'agit d'une possession importante, une liaison satisfaisante avec les mots HDX ' n^2 de la ligne sui-