SCÈNE YI
MADAME DE COURVAL, BAPTISTE, puis PERRI-
GHON.
BAPTISTE, du fond.
Madame, c’esl M. Perrichon.
MADAME DE COURVAL, se leraat.
Mon frère? déjà!.,, faites-le entrer.
BAPTISTE
Par ici, monsieur Perrichon, par ici .
PERRICHON, entrant*.
Enfin I m’y voilà!... Aht bonjour, ma sœur!
' Il l’embrasse.
Quelle aimable surprise! Je ne vous attendais que ce soir.
PERRICHON
Laissez-moi vous embrasser encore (ii l’embrasse.) sur l’autre joue^ c’est Cela!...**(Donnaat son sac de voyage an domesliqne). Ça Va
bien, Baptiste? et la femme, et tes enfants?...
BAPTISTE
Très-bien, monsieur, merci.
Il sort à droite .
MADAME DE COURVAL
Vous arrivez à pied ?
PERRICHON
L’omnibus était plein ; pas de voitures... ' '
MADAME DE COURVAL
Vous devez avoir besoin de vous reposer. .. .
* PerricboD, madame de Courrai, Baptiste, au fond.
** Madame de Courrai, Perrichon.
PERRICnON.
Je suis rompu.
MADAME DE COUHVAX.
Asseyez-vous donc.
PERRICHON
Volontiers.
, Ils s'asseyent sar le canapé.
MADAME DE COURVAL
Et vos effets ?
PERRICHON
Ils sont restés au bureau des messageries, à Clermont.
MADAME DE COURVAL
Arthur ira les chercher... (aq domesliqne qni traverse le salon.) Baptiste I dites à Arthur d’atteler la carriole.
BAPTISTE, sortant.
Oui, madame.
PERRICHON
Ah ! Arthur est encore à votre service ?
MADAME DE COURVAL
Oui, je ne sais si Je dois m’en féliciter.
PERRICHON
Pourquoi pas ? Il est peut-être un peu sans gêne, un peu ivrogne, mais brave garçon.
MADAME DE COURVAL
El VOUS venez seul?,., ma sœur ne s’est pas ravisée ?
X PERRICHON
Mon Dieul non. ..x Dans ce moment, .elle ne peut guère quitter Lodève... j’ai des commandes considérables. Ma fabrique de draps va très bien; j’habille la troupe à vingt-trois centimes de rabais ; affaire superbe !... J’oecupe plus de deux cents ouvriers, et quand je m’absente, vous comprenez, je suis bien aise