M AX
Adliger ainsi une pauvre jeune fille... l’insuUer I...
EDMOND
Je n’ai pas insulté mademoiselle Glaire.
MAX
Mais dans quel monde vis-tu donc, que lu ne saches même plus définir le sens et la valeur des mots?... que tu ne comprennes pas tout ce que demande de ménagements, d’attentions délicates, une Jeune fille bien élevée qui a droit à tous les égards?
MADAME DE COURVAL
Allons, allons, monsieur de Bichebourg, Glairë a été trop susceptible.
MAX
Et vous, madame, pardonnez-moi de vous le dire, vous êtes parfois trop indulgente pour mon neveu, ce qui peut-être l’autorise à se permettre cerlaines licences que les femmes proscrivaient jadis et qu’elles encouragent aujourd’hui. — Voyez aussi de quelle façon ces messieurs en usent à présent! Ont-ils pour vous ces empressements, ces enthousiasmes que vous inspiriez autrefois ? Voit-on l’un d’eux .s’engager dans une intrigue piquante, mystérieuse, hérissée de périls eide difficultés, coupable même, je vous l’accorde, mais chevaleresque et passionnée? .. non vraiment!... Les voit-on faire une concession, un sacrifice? Fi donc! Où la gêne commence, le plaisir cesse. Ge qu’il faut à ces jeunes gens-là, c’est une femme bon garçon qui les autorise à prendre avec elle les allures cavalières du monde interlope, et leur permette de se conduire dans son salon, comme ils ont coutume de le faire au cercle.
EDMOND assii près de la table.
Le cercle est composé...
* Madame de Coursai, assise sur le canapé.