ACTE PREMIER
chose... Mademoiselle Claire avait raison, vous êtes pour elle un avocat...
MADAME DE COURVAL, avec înleDtioD.
Très-convaiircu...
EDMOND
Très-éloquent.
MAX
De grâce, mon cher, épargne-moi tes plaisanteries.
EDMOND
Je ne plaisante pas, je vous assure... j’admire le feu que vous mettez à la défendre.
MAX
Je mets du feu, moi ?
MADAME DE COURVAL
Mais oui, beaucoup.
MAX, arec embarras.
Je mets du feu... c’est incroyable I... je mets du feu... parce que je dis que lu n’as pas pour celle enfant, les procédés, les complaisances, les égards enfin qu’elle mérite.
Vous ne m’en laissez, pardieu, pas le temps I
MAX
Moi?
EDMOND
Vous êtes toujours à ses côtés; vous papillonnez autour d’elle.
MAX
Moi?
EDMOND
Si elle désire la moindre ch^se, vous partez tout de suite au galop, et, à moins de courir plus fort, ce qui serait très-ridicule, il est certain que Je n’ai plus qu’à rester tranquille...
(S’asseyant en riant, à droite.) et c’cst ce que je fais... je me croise les bras.
MAX, se tournant vers madame de Courrai.
Oh! c’est très- drôle, eflecliveiueni.
MADAME DE COURVAL
Mais non... c’est vrai.
MAX
Gomment, c’est vrai?... comment, madame, vous me repro- • chez ce que je fais pour votre iiiece?... et toi aussi?... quand c’est pour te servir que je cherche à la consoler de l’abandon où lu la laisses, à la distraire de ta froideur dont elle se plaint. J’ai pour mademoiselle Claire assurément beaucoup d’estime et d’amitié... Je lui porte beaucoup d’iniérél...
‘ EDMOND
' On le voit.
MAX. '
Elle est si douce, si seiisible aux attentions qu’on a pour elle... car c’est un angel...
EDMOND
Prenez garde, vous allez pleurer.
MADAME DE COURVAL
Mais, en effet... quelle émotion !
MAX
De l’émotion?... Oh l'par exemple 1
EDMOND
Vous êtes ému, c’est évident.
MAX, hors de Ini.
Edmond I
EDMOND
Mon oncle ?
MAX
Edmond 1 tiens, vois-tu... tu n’es qu’un ingrat!
Il sort vivomonl par le fond.