ACTE PREMIER
CLAIRE, de même.
Monsieur Max... je suis bien heureuse II
MAX
Se pourrait-il?
Claire loi tend la main, et il la saisit avec empressement.
MADAME DE COURVAL, à part.
Ils s’aiment!
EDMOND, ^ , madame de Coarral.
Vous entendez?
CLAIRE, naïvement.
Je ne m’en cache pas.
EDMOND
Vous n’avez pas besoin de le dire.
MADAME DE COURVAL, k pari.
Oh! c’est affreux! mais je me vengerai ! il me regrettera I
EDMOND
Eh bien, madame, qui peut vous arrêter encore?
MADAME DE COURVAL, avec dépit.
Plus rien, maintenant, puisque tout le monde est satisfait.
CLAIRE
Oui, oui, tout le monde !
MADAME DE COURVAL, tendant la main à Edmond.
Alors, je me rends. ■
EDMOND
Ah! merci, madame !
MAX, \ Claire.
Est-ce un rêve? est-ce une illusion ?
Mais non, mon oncle, tout est réel, tout est logique; chacun de nous est à sa place. (Le désignant ainsi que Claire.) La jeunesse avec la jeunesse. (Se désignant d’abord et ensuite madame de Courrai.) Et l’âge mûr avec la raison...
f)4 I.ES DEUX JEUNESSES
MADAME DE COURVAL, à part.
OIi ! lit raison I... Enfin, n’importe, ils l’oni vouhi ! >
EDMOND, à Max.
Vous épousez mademoiselle Claire, et moi...
BAPTISTE, !i la porlfl de droite.
Madame est servie!... et M. Porrichon attend ces dames et ces messieurs dans la salle à manger.
Il disparaît.
MADAME DE COURVAL, avcr. ieqeiétude.
Ah I mon Dieu, et mon frère !
MAX
Eh bien ?
MADAME de' COURVAL.
Que va-t-il penser ?
CLAIRE
Il se réjouira avec nous.
Sans doute.
MADAME DE COUUV A L.
Mais...
EDMOND
D’ailleurs, cela ne le regarde pas... (a pari.) cet excellent Perrichon, de Lodève.
MAX, X madame do Courrai.
Vous semblez préoccupée, madame?
MADAME DE COURVAL
Je l’avoue.
EDMOND*
Il n’y a pourtant pas de quoi... vous pourrez dire à M. votre beau-frère...
* Madame de Courrai, Max, Edmond, Claire.