‹ Les deux jeunesses comedie en deux actes en proseChapitre 43 sur 72 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

PERRICHON

Vous étiez gros.

MAX

Vous étiez mince...

PERRICHON

Et blond... On m’appelait le joli blond.

CLAIRE

Vous avez été blond ?

• PERRICHON

Très-blond.

CLAIRE

Vraiment? (a Perrichon.) Ah çà ! mais monsieur n’clait donc pas pour vous un étranger?

. MADAME DE CODRVAL^ se levaut.

Ahl oui, c’est juste. Tu ne sais pas que, tout à l’heure, pendant que tu étais ici, ces messieurs ont renoué connaissance?

CLAIRE

Non.

PERRICHON

Nous sommes tous deux d’anciens amis.

CLAIRE, avec joie

Ah!... ah! j’en suis bien aise.

PERRICHON, ii Max.

Et quel plaisir de se retrouver!

MAX

Vous êtes trop bon !

PERRICHON

Vous êtes, vous, trop cérémonieux... moi, je suis tout rond, sans façons, sans... et si j’osais... si je ne craignais de vous déplaire...

MAX

Eh bien !

PER BICHON

Eh bien, mon cher, Je vous demanderais de nous tutoyer comme autrefois... hein? qu’en dites-vous?

MAX

Bien volontiers.

PERRICHON

A la bonne heure! Cela me gênait de te dire vous... Touche donc là, mon vieux camarade... Tu es d'ailleurs de la famille... (Regardant madame de Conrval) OU du moins, tU Cn seras bientôt.

C L Al RE.

Quel bonheur! vous êtes camarades ?

PERRI CHON.

Au premier degré, mon enfant, puisque cela date du collège.

CLAIRE, avec une extrême surprise.

Du collège ?

PERRICHON

Où nous étions dans la même classe... .

MAX, impatienté.

Dans la mêrne classe!...

PERRICHON

A telles enseignes que j’étais même plus fort que loi. (a Claire.) Il était assez paresseux.

CLAIRE, sérieusement.

Ah!

* M A X avec humeur.

Quelle histoire viens-tu nous conter *?... elle intéresse fort

' Perrichon, Claire, Max, madame de Courval.

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